Un Douloureux Désir

Mélanie Delattre-Vogt

Du 24 novembre 2011 et jusqu’au 22 janvier 2012, la Galerie Saint-Séverin présente pendant le temps de la Nativité Un Douloureux Désir, une œuvre de Mélanie Delattre-Vogt sur une proposition de Daria de Beauvais.
Vernissage "Un Douloureux Désir"L’exposition est visible jour et nuit, 4 rue des Prêtres-Saint-Séverin, Paris 5e. M° Cluny-la Sorbonne, Saint-Michel.

- Vernissage en présence de l’artiste le 26 novembre 2011 à 19h.

- Toute la galerie.

Mélanie Delattre-Vogt, Un Douloureux Désir


« Vous et votre grossesse », Larousse, 1994. Comme souvent dans le travail de Mélanie Delattre-Vogt, c’est par un livre que tout commence. L’artiste s’en est inspirée pour réaliser un ensemble de trois dessins, suite à l’invitation qui lui a été faite d’exposer à la Galerie Saint-Séverin pendant la période de la Nativité.

Dans ces dessins, différentes scènes sont entrelacées, reprenant une iconographie de la grossesse et plus particulièrement du sein – à la fois nourricier et érotique. Les dimensions religieuses et sensuelles de cette iconographie se mêlent, en particulier avec l’apparition de drapés bleutés, évocations du manteau de la Vierge.

« Sur une chaise, asseyez-vous à califourchon, posez les bras sur le dossier, puis posez la tête : votre dos s’arrondit. Si vous préférez, installez-vous par terre, un coussin sous les fesses, qui seront surélevées ». Ces indications d’exercices de relaxation prénatale, mystérieuses hors de leur contexte, forment le lien qui réunit les trois dessins exposés, sous la forme d’une phrase directement écrite au sol par l’artiste, mais lisible uniquement par les dessins eux-mêmes.

« Le Livre de l’intranquillité », Christian Bourgois, 1992. Comme souvent dans le travail de Mélanie Delattre-Vogt, c’est par un livre que tout finit. C’est dans cet ouvrage posthume de Fernando Pessoa, chef d’œuvre de la littérature portugaise, que l’artiste est allée chercher le titre de son exposition : « On peut ressentir la vie comme une nausée au creux de l’estomac, et l’existence de notre âme comme une gêne dans tous nos muscles. La détresse de notre esprit, quand elle est ressentie avec acuité, soulève de loin des marées dans tout notre corps, et nous fait souffrir par délégation. J’ai conscience de moi dans l’un de ces jours où la douleur d’être conscient devient, comme dit le poète, langueur, nausée, et douloureux désir. »
Daria de Beauvais

- Prolonger la réflexion avec Voir & Dire

Mélanie Delattre-Vogt est née en 1984, elle vit et travaille à Paris. Elle pratique exclusivement le dessin, empruntant ses motifs à des photographies, fragments de textes ou de correspondances. Ces objets trouvés sont soigneusement répertoriés, prélevés puis ordonnés sous un trait de crayon graphite. L’artiste donne du grain à des figures étranges, teintées de pigments chaudement colorés, voire de fluides humains.

L’artiste a participé notamment à « Dynasty », exposition prospective sur la jeune scène artistique française organisée conjointement par le Musé d’Art Moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo en 2010. Elle a récemment réalisé des dessins pour diverses publications, dont « Cou coupé court toujours » de Béatrix Beck aux Editions du Chemin de fer (2011). Elle présente un ensemble de dessins inédits à partir du 8 décembre 2011 à la galerie Di Meo (Paris 6e).

Pour plus d’informations.

- Galerie Saint-Séverin, installation visible jour et nuit du 24 novembre 2011 au 22 janvier 2012.

Un Douloureux Désir I, II, III, 2011. Crayon gris, pigments colorés et sang sur papier, 38 x 28 cm. Courtesy de l’artiste et galerie Di Meo, Paris.

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