L’Église
Catholique
À Paris

Consécration dans l’ordre des vierges

Dès les premiers siècles, des femmes étaient consacrées à Dieu par leur Évêque. Les vierges consacrées vivent « dans le monde sans être du monde ».

En France, elles sont aujourd’hui environ 500 et de plus en plus nombreuses dans divers pays de tous les continents.

Une vocation très ancienne... remise en honneur par Vatican II

Dès les premiers siècles, des femmes étaient consacrées à Dieu par leur Évêque. Elles menaient une vie de prière et de don aux autres tout en restant dans leur famille.
C’est ainsi qu’en France, sainte Geneviève de Paris fut consacrée après son appel par saint Germain (vers 440).
Après le développement de la vie monastique puis des congrégations religieuses, les vierges consacrées dans le monde subsisteront parallèlement aux moniales mais deviendront de plus’ en plus rares.

La réforme liturgique conciliaire a ouvert de nouveau cette possibilité à des femmes vivant dans le monde.

L’ordre des vierges consacrées n’a pas d’autre fondateur ou fondatrice que l’Église elle-même qui a puisé son inspiration dans le mystère de Marie. Cette vocation est avant tout ecclésiale.

À la différence des ordres religieux, l’ordo virginum n’a ni règles ni structures communautaires. Les vierges consacrées sont reconnues par le droit canon, à côté des moniales, religieuses, ermites et membres d’instituts séculiers : « A ces formes de vie consacrée s’ajoute l’ordre des vierges qui, exprimant le propos sacré de suivre le Christ de plus près, sont consacrées à Dieu par l’Évêque diocésain selon le rite liturgique approuvé, épousent mystiquement le Christ Fils de Dieu et sont vouées au service de l’Église. »

Elles vivent « dans le monde sans être du monde ». En France, elles sont aujourd’hui environ 500 et de plus en plus nombreuses dans divers pays de tous les continents.

Qui est la vierge consacrée ?

Une femme consacrée à Dieu, comme épouse du Christ, au service de l’Église. C’est l’Évêque qui la consacre par un rite liturgique public et solennel dans un état de vie définitif.

Vierge

Parce que l’Église est vierge, cette vocation est virginale.
« Je vous ai fiancés à un Époux unique comme une vierge pure à présenter au Christ. » 2 Co 11,2.
Celle qui reçoit la consécration s’engage, par « une décision irrévocable », scellée par le rite liturgique, à « vivre dans la virginité perpétuelle ». Un tel choix demande un engagement sans réserve à la suite du Christ, selon la radicalité de l’Évangile.

Épouse

Parce que le Christ aime l’Église son Épouse, cette vocation est sponsale.
« Ton Seigneur t’épousera. » Is 62,5.
La vocation de la vierge consacrée est de se laisser épouser par le Christ. Cette réalité est signifiée par l’anneau qui lui est passé au doigt. Elle devient alors « signe transcendant de l’amour de l’Église pour le Christ son époux » et image du Royaume à venir.
Toute son existence s’ordonne désormais à cette fin et tout lui devient occasion de signifier concrètement l’Alliance de Dieu avec son Peuple.

Mère

Parce que l’Église est mère, cette vocation est maternelle.
« Pousse des cris de joie, toi qui n’as pas enfanté selon la chair : plus nombreuse sera ta postérité. » cf. Is 54,1.
À la suite de la Vierge Marie, la vierge consacrée recherche sans cesse à accomplir la volonté du Père et s’ouvre ainsi à une fécondité spirituelle.

Ce qu’elle vit :

Une vie de prière

« L’Esprit et l’Épouse disent : viens ! Maranatha ! » Ap 22,17.
La fonction première de la vierge consacrée est la prière.
Parce que l’Église veille et attend son Seigneur, la consécration des vierges est un appel à hâter, dans une confiance vigilante, « la venue du Seigneur dans sa gloire » (Mt 25,31).
Au cours de la célébration, l’Évêque lui remet le livre de prière de l’Église, La Liturgie des Heures.

Au cœur même de l’Église

« Le zèle pour ta Maison me dévore. » Ps 69,10.
La consacrée n’entre pas dans une structure nouvelle. Sa communauté n’est autre que son diocèse dont elle partage la vie ecclésiale.
La consécration instaure un lien nouveau entre celle qui la reçoit et l’Évêque du diocèse. Ce lien est d’ordre spirituel en même temps que de juridiction.
Quelle que soit la manière dont la vierge consacrée est insérée dans le diocèse, elle sait que sa prière et sa mission s’étendent aux dimensions du monde, qui sont celles de l’Église universelle.

Dans un esprit de service

« Ton épouse : une vigne fructueuse... » Ps 128,3.
Les vierges consacrées sont « vouées au service de l’Église ». Il s’agit d’un « service » en harmonie avec la vocation personnelle de chacune. Elles travaillent à l’annonce de l’Évangile et au service de leurs frères « selon leurs charismes respectifs », dans une grande diversité d’âges, de situations et professions, de spiritualités et mouvements d’Église.

Comment devenir vierge consacrée ?

L’appel

La vocation de la candidate est authentifiée par l’appel de l’Évêque. Il lui appartient de vérifier sa maturité humaine et spirituelle. Celle-ci doit lui permettre d’assumer une certaine solitude, son autonomie matérielle ainsi que son insertion dans l’Église.

La réparation et formation continue

Cette vocation nécessite une préparation sérieuse par :
- Une information précise sur cet état de vie,
- Un approfondissement de la Parole de Dieu et de la Tradition de l’Église,
- Un accompagnement spirituel et des lieux de ressourcement.

La célébration
Cette consécration est conférée par l’Évêque du diocèse. Elle est notifiée dans le registre prévu à cet effet et conservé aux archives de l’évêché.

Rencontres
Dans de nombreux diocèses, les vierges consacrées se réunissent régulièrement. Une rencontre annuelle rassemble aussi les francophones qui le désirent.

Contact :
Service de la Vie Consacrée Féminine
10 rue du Cloître Notre-Dame
75004 Paris
Tél. : 01 78 91 92 71
vcf@diocese-paris.net

Bibliographie :
Code de droit canonique 1983, Canon 604.
Rituel de la consécration des vierges, Editio latina typica, 1978, Rome (Trad.
Française A.E.L.F., 4 avenue Vavin, 75006 Paris).
Catéchisme de l’Église Catholique, n0922-924, 1618-1620.
Vita Consecrata (1996) n°7, 30, 42.

Éléments de bibliographie :
J. Hourcade, Une vocationféminine retrouvée, Éd. P. Téqui, 1997.
M.T. Huguet, La consécration des vierges, selon le rite rénové depuis Vatican IL présentation et approches, 2ème Éd., 1992.
R. Metz, Consécration des vierges. Hier, aujourd’hui, demain, Éd. Cerf, 2001
G. Muchery, La virginité consacrée, état de vie ancien et nouveau, réédition 1998.
A. Simonet, Le Seigneur t’épousera ... Éd. du Serviteur, 1995.

Une revue « Christi Sponsa » paraît quatre fois par an.

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