L’Église
Catholique
À Paris

Une crèche à l’ombre de l’arbre

Dans la Bible, l’arbre a une place centrale… Tout commence dans l’Eden, avec l’arbre qui se trouve au milieu du jardin (Gn 2,9). Il symbolise le don de la vie que nous recevons du Créateur : un don dont nous ne devons pas nous saisir dans une attitude égotique mais que nous recevons dans l’action de grâce en choisissant de nous laisser traverser par lui en vue d’une existence pour le don à autrui.

La chute a pour effet de dédoubler cet arbre : arbre de vie et arbre de la connaissance du bien et du mal. C’est notre lot de ressentir comme une opposition entre la liberté et la loi, de vouloir l’indépendance au lieu de vivre une joyeuse et libre dépendance.

Pour permettre à l’homme de retrouver le chemin de l’arbre de vie, Dieu accompagne l’homme dans une histoire de salut. Dès la première Alliance, la Sagesse de Dieu se présente comme un nouvel arbre de vie qui offre son fruit au juste.

« La sagesse est plus précieuse que les perles, rien ne l’égale… Pour qui la tient, elle est arbre de vie ; qui la saisit est un homme heureux. » (Pr 3,16.18)

Ecoutons-la se présenter elle-même :

« Je me suis enracinée dans un peuple glorieux, dans le domaine du Seigneur, dans son héritage : j’habite au milieu de l’assemblée des saints. Je me suis dressée comme un cèdre sur le Liban, un cyprès dans la montagne de l’Hermon. Je me suis dressée comme un palmier à En-Guèdi, comme les plants de laurier-rose à Jéricho, comme un bel olivier dans la plaine ; comme un platane je me suis dressée… Comme un térébinthe j’ai déployé mes rameaux, rameaux de grâce et de gloire. Comme une vigne, j’ai donné des sarments pleins de grâce et mes fleurs sont des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du bel amour, de la crainte de Dieu et de la connaissance et aussi de la sainte espérance. J’ai reçu toute grâce pour montrer le chemin et la vérité. En moi est toute espérance de vie et de force. Venez à moi, vous qui me désirez, rassasiez-vous de mes fruits… Ceux qui me mangent auront encore faim, ceux qui me boivent auront encore soif. Celui qui m’obéit ne sera pas déçu. Ceux qui travaillent avec moi ne seront pas pécheurs. Ceux qui me mettent en lumière auront la vie éternelle. » (Si 24,12-23)

Le juste lui-même devient alors comme un bel arbre planté auprès du Seigneur :
« Heureux est l’homme qui… se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira ! » (Ps 1)
« Le juste grandira comme un palmier, il poussera comme un cèdre du Liban ; planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de notre Dieu. Vieillissant, il fructifie encore, il garde sa sève et sa verdeur pour annoncer : ‘Le Seigneur est droit ! Pas de ruse en Dieu, mon rocher !’ » (Ps 91)

Le Royaume promis, né d’une humble semence, deviendra lui-même un grand arbre où tous les oiseaux viendront nicher.
« Le Royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » (Mt 13,31-32)

Pour cela, Jésus, le vrai Juste, vient comme le grain tombé en terre qui accepte de mourir (Jn 12,24). Il s’unit tellement à l’arbre de la croix que celui-ci devient « le bois qui sauve » (Sg 14,7 : « Béni est le bois par lequel advient la justice ! »).
Ainsi le chemin est de nouveau ouvert qui conduit au paradis retrouvé où fructifie pour nous l’Arbre de Vie.

« Au milieu de la place de la ville, entre les deux bras du fleuve, il y a un arbre de vie qui donne des fruits douze fois : chaque mois il produit son fruit ; et les feuilles de cet arbre sont un remède pour les nations. » (Ap 22,14)
Finalement l’arbre nous invite à porter notre regard sur la Vierge Marie :
« Marie est la Mère très digne [de la divine Sagesse] parce qu’elle l’a incarnée et mise au monde comme le fruit de ses entrailles : Et béni est le fruit de votre ventre, Jésus. Ainsi, partout où est Jésus, au ciel ou en terre, dans nos tabernacles ou dans nos cœurs, il est vrai de dire qu’il est le fruit et le rapport de Marie, que Marie seule est l’arbre de vie, et que Jésus seul en est le fruit. Quiconque donc veut avoir ce fruit admirable dans son cœur doit avoir l’arbre qui le produit : qui veut avoir Jésus, doit avoir Marie. » (St Louis-Marie Grignion de Montfort, L’amour de la Sagesse éternelle, n°204)

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