Une façade d’église à embellir tout au long du Carême

Faire comprendre aux enfants la construction de l’Eglise (comment agir) : regardons l’église : les portes sont grandes ouvertes, ses pierres sont pâles et le vitrail est vide.
Au fur et à mesure du Carême, nous allons l’embellir, rendre les pierres ‘vivantes’, colorer le vitrail, à l’image de notre cœur, en accueillant et donnant sens à la Parole reçue chaque dimanche. Quand nous écoutons la Parole de Dieu, l’entendons-nous vraiment ?

Chaque semaine, après avoir écouté la Parole de Dieu nous proposons :
-  De mettre en couleur une des pierres,
-  De repasser le contour de la pierre au feutre
-  D’écrire un message sur la pierre ;
-  De compléter d’une couleur le vitrail.

Le jour de Pâques, quand toutes les couleurs du vitrail sont posées, découper la silhouette de Jésus pour la coller au centre du vitrail. Pour finir l’ensemble, colorier le paysage ; le compléter en dessinant des fleurs, un arbre en fleurs… signe de la nature qui revit au printemps.

Vous trouverez ci-dessous les méditations sur les évangiles du Carême. Vous pouvez aussi télécharger la façade en couleurs ou en noir et blanc.

Cette démarche est également disponible en PDF, enseignements et activités inclus.

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© Service catéchèse / diocèse de Paris - dessins de Catherine Ansaldo

Tout ceci peut se faire sous forme de prière.
-  Prendre un refrain d’acclamation de la Parole de Dieu ou faire appel à l’Esprit Saint afin qu’il nous rende attentif à l’écoute de la Parole et qu’il nous éclaire (voir proposition). On ne chante pas l’Alléluia pour mieux le retrouver à Pâques.
-  Écouter la Parole de Dieu (l’Évangile du mercredi des Cendres puis, dimanche après dimanche l’Évangile du jour),

-  Mieux comprendre un mot difficile,
-  Garder dans son cœur une parole, un mot, une résolution…,
-  Embellir l’église en complétant les pierres au fur et à mesure et en colorant le vitrail. En passant devant l’église de notre quartier, regardons les vitraux : à l’extérieur, ils sont sombres, on ne voit pas ce qu’ils représentent. Mais si on entre à l’intérieur, et surtout si le soleil brille, tout se colore, s’illumine, et le dessin du vitrail se révèle, traversé par la lumière.

-  Terminer ce moment en rendant grâce à Dieu de ce qu’il nous a fait découvrir
-  Finir par un chant.

Écouter la Parole, qu’est-ce à dire ?

Pour nous aider à être attentif, nous pouvons regarder un visuel de la scène (voir propositions des visuels du puzzle de Carême année A) ou se représenter la scène intérieurement.
Qu’est-ce qui retient mon attention ? Une parole ; un mot ; une attitude de Jésus …que je garde dans mon cœur. Je peux m’appuyer dessus. Sa Parole m’éclaire ; Dieu me parle.

Deux propositions pour embellir l’église :
-  En groupe, en équipe de caté, en famille…
-  Chacun individuellement : Et moi ?

Proposition de chants :

Pour acclamer la Parole de Dieu et faire appel à l’Esprit Saint
« Parole de Dieu, parole de Vie. »
Texte Christine Ponsard. Musique : Jean-François Kieffer
Texte et gestes : « Ils chantent Dieu de tout leur corps » Le Sénevé/Cerp

Pour finir le temps de prière

« Nous sommes la maison que Dieu construit »
Texte et musique : Anne Mayol
Texte et gestes : ‘Ils chantent Dieu de tout leur corps’ Le Sénevé/Cerp

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Mercredi des Cendres (26 février)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter.

Ecouter la Parole de Dieu : Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu 6, 1-6.16-18

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Mieux comprendre un mot difficile : hypocrite
Le mot hypocrite vient du grec qui veut dire : faire semblant.
Agir de manière hypocrite c’est agir en cachant ses sentiments, ses pensées, sa véritable personnalité, souvent pour se faire bien voir. C’est la ‘récompense’ des hypocrites.
Le contraire, c’est être vrai, sincère avec bienveillance. C’est ce que Jésus nous demande.

Un mot, une parole, une attitude de Jésus à garder dans notre cœur
Trois mots nous sont donnés pour vivre le Carême et nous aider à changer notre cœur :
l’aumône, la prière et le jeûne. Peut-être y a t-il un autre mot qui a retenu mon attention ?
L’aumône (ou partage) nous ouvre à l’autre et à ses besoins.
Jésus nous dit : ‘Chaque fois que vous l’avez fait au plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ (Mt 25, 40)
La prière est un moyen d’entrer en relation avec Dieu qu’on ne voit pas et qui nous parle par sa Parole. Dans la prière, le chrétien puise l’amour avec Dieu pour le redonner aux autres.
Les évangélistes nous montrent que Jésus priait son Père :
« Jésus se leva bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. » Marc 1,35
Jésus nous donne des conseils pour prier comme dans le passage de l’Evangile du mercredi des Cendres, Matthieu 6, 5-6.
Il nous enseigne la prière du Notre Père. (Mathieu 6, 9-13 ; Luc 11, 2-4)
Le jeûne est un moyen de faire plus de place à Dieu et aux autres en se passant de quelque chose.

Activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
En groupe, en équipe de caté, en famille… (suggestions)
La façade de l’église est toute pâle. Colorier une ou deux pierres et passer le contour au feutre.
Écrire sur une des pierres les trois mots importants de l’Évangile : le partage, la prière et le jeûne.
Écrire un message sur une autre pierre comme : « Seigneur, apprends-nous à prier. »
Luc 11,1

Et moi ?
Je peux suivre ce qui est proposé pour l’équipe.
Je peux aussi écrire ce que je vais faire pendant le Carême pour tourner davantage mon cœur vers Dieu.
Exemples :
-  ‘Moins jouer à la console.’ J’aurai plus de temps pour aider à la maison, pour prier…
-  ‘Moins acheter de friandises’. Avec mon argent de poche économisé, je peux donner un peu d’argent à une association qui s’occupe de ceux qui ont faim. Je partage ainsi un peu de ce que j’ai avec ceux qui manquent de tout.
S’il y a un mot de l’Évangile qui a retenu mon attention pour m’aider à vivre le Carême, je l’écris.

Action de grâce et chant :
Seigneur, par cet Évangile, tu donnes des pistes concrètes pour nous aider à tourner davantage notre cœur vers toi. Guide-nous tout au long de ce Carême pour vivre pleinement, à Pâques, la joie de ta résurrection. Merci Seigneur. »

Prendre le chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’ (ou un autre).

1er dimanche de Carême (1er mars)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter. (Voir proposition à la fin de l’introduction de la proposition)

Écouter la Parole de Dieu : Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4, 1-11

En ce temps-là Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Mieux comprendre un mot difficile : le tentateur
Le tentateur est un des qualificatifs attribué au démon. Il est appelé aussi le prince du mensonge, Diable ou Satan dans la Bible.
Le démon est celui qui divise, sépare. Il fait obstacle, empêche l’homme de rejoindre Dieu son créateur. Il pousse l’homme au mal en mentant sur la Parole de Dieu. Ainsi il le fait douter de Dieu et de son amour.
Jésus a vaincu toutes les formes de tentations.
Comment pouvons-nous aussi vaincre les tentations ? En faisant appel à Jésus !

Un mot, une parole, une attitude de Jésus à garder dans son cœur
« Il est écrit.. » par trois fois Jésus cite la Parole de Dieu pour éloigner le tentateur.
Alors le diable le quitte, nous dit le texte. Cet évangile du premier dimanche de Carême nous montre combien la Parole de Dieu est efficace contre le tentateur.
Gardons dans notre cœur une Parole de Dieu qui nous aide quand nous sommes tentés.

Activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
En groupe, en équipe de caté, en famille… (suggestions)
Continuer à colorier une ou deux pierres et passer le contour au feutre.
Sur l’une des pierres écrire les mots qui reviennent le plus souvent dans le texte de l’Évangile et qui sont dits par Jésus : « Il est écrit… ».
Et si aujourd’hui on ajoutait aussi les pierres de la prière à notre église comme ‘Notre Père’, une phrase d’un psaume que j’aime bien ou que j’ai entendu ce dimanche « Rends-moi la joie d’être sauvé » Psaume 50, 14 « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange » Psaume 50, 17.

Et moi ?
Je peux écrire ce qui est proposé pour l’équipe.
Je peux aussi écrire un mot, une phrase de l’Evangile qui est importante pour moi.

Le vitrail à mettre en couleur
Cette semaine, posons la première couleur du vitrail de notre église : le violet.
Le violet est la couleur liturgique du carême. Elle exprime la pénitence et la conversion. Les prêtres mettent une chasuble et une étole violette pendant le temps du carême.
Nous ajouterons une couleur chaque semaine et le vitrail s’illuminera peu à peu dans l’attente de la résurrection.

Action de grâce et chant
« Merci Seigneur, par cet Evangile tu nous montres la puissance de ta Parole pour lutter contre le Mal.
Nous sommes un peu comme un vitrail. Faisons silence et laissons-nous traverser par la lumière du Seigneur. »

Ensemble nous pouvons dire la prière que Jésus nous a apprise : ‘Notre Père’.
Chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’(ou un autre)

2ème dimanche de Carême (8 mars)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter. (Voir proposition à la fin de l’introduction de la proposition)

Écouter la Parole de Dieu : Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 17, 1-9

En ce temps, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »
Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte.
Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Mieux comprendre un mot difficile : la nuée
La nuée s’apparente à des nuages.
Dans la Bible la montagne est le lieu de la rencontre avec Dieu et la nuée est le signe de sa présence.
Comme les nuages, elle peut prendre différents aspects :
-  Cette nuée a guidé et protégé les Hébreux pendant la traversée du désert : « La nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit. » Exode 14, 20
-  De la nuée qui couvre la montagne, le Seigneur appelle Moïse pour lui donner les tables de la Loi. « Moïse gravit donc la montagne, et la nuée recouvrit la montagne, la gloire du Seigneur demeura sur la montagne du Sinaï, que la nuée recouvrit pendant six jours. » Exode 24, 15-16
-  Lors de la Transfiguration, la nuée ne recouvre pas seulement Jésus, Moïse et Elie mais aussi les disciples Pierre, Jacques et Jean. Ainsi elle unit le ciel et la terre. Entrés dans la nuée céleste, les disciples sont unis avec Jésus et avec ceux qui sont vivants ‘au ciel’ auprès de Dieu. C’est la communion des saints.

Un mot, une parole, une attitude à garder dans son cœur.
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, …écoutez-le » Matthieu 17, 5
C’est Dieu lui-même qui nous demande d’écouter son Fils ! N’hésitons pas car Jésus est la Parole faite chair (Jean 1, 14) et Jésus le dit lui-même : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. » Jean 6, 63
Tu as peut-être retenu un autre mot, une autre expression de cet évangile.
C’est cela qui est important pour toi.

L’activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
-  L’église à construire
En groupe, en équipe de caté, en famille… (suggestions)
Où en sommes-nous de notre construction ?
Colorier une ou deux pierres et passer leur contour au feutre.
Dieu transmet un message aux trois apôtres : « Celui-ci est mon File bien-aimé, écoutez-le » Matthieu 17,5. Cette parole est aussi pour nous. On peut l’écrire sur une des pierres.
Aujourd’hui, si on ajoutait les pierres de l’écoute ?
Se mettre à l’écoute de l’autre, c’est apprendre de lui ce que je ne connais pas encore.
Trouvons des exemples en famille, à l’école, au caté, avec des amis…

Et moi ?
Quel est le mot, la phrase que j’ai envie de retenir et que je peux inscrire sur une pierre ?
Je peux mettre aussi ce qui est proposé pour l’équipe

-  Le vitrail à mettre en couleur
Le printemps n’est pas loin. La nature commence à reprendre vie. Je regarde les arbres, les fleurs, les oiseaux …Ajoutons la deuxième couleur de notre vitrail : le vert.

Action de grâce et chant :

« Seigneur, tu nous dis dans cet Evangile d’écouter ton Fils Jésus. Aide-nous à mieux écouter sa Parole tout au long du carême car ses paroles sont source de vie, elles nous apprennent à mieux aimer. Merci Seigneur. »

Ensemble nous pouvons dire la prière que Jésus nous a apprise : ‘Notre Père’.
Chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’ ou un autre chant.

3ème dimanche de Carême (15 mars)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter. (Voir proposition à la fin de l’introduction au projet)

Ecouter la Parole de Dieu : Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4, 5-42

Extrait proposé : Jean 4, 5-14
En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »

Mieux comprendre un mot difficile : les Samaritains
Les Samaritains sont les habitants de la Samarie. (Carte pour illustrer)
A l’époque du Christ, ce qu’on appelle le pays de Jésus comprend plusieurs provinces vassales de Rome dont la Judée avec les villes de Jérusalem et Bethléem, à son nord la Samarie avec les villes de Césarée et de Sykar, plus au nord encore la Galilée avec les villes de Nazareth, Tibériade et Capharnaüm, la Décapole et la Syro-Phénicie.
Après le règne de Salomon (970-930 avant J.C.), le royaume se divise en deux parties : Israël au Nord et sa capitale Samarie et Juda au Sud et sa capitale Jérusalem.
En 721 avant Jésus Christ les Assyriens prennent Israël et sa capitale Samarie. Ils déportent une grande partie des Israélites et les remplacent par des populations étrangères. C’est l’origine de ceux qu’on appelle les Samaritains.
Ils adoptent la Loi de Moïse. Pourtant les juifs leur refusent l’accès au Temple de Jérusalem.
Les Samaritains construisent alors leur Temple sur le mont Garizim qui sera détruit. Les Samaritains continuent à célébrer leur culte sur le mont Garizim.
A l’époque de Jésus, Juifs et Samaritains ne se fréquentent pas.

Un mot, une parole, une attitude à garder dans son cœur.
« l’eau vive » Jean 4, 10 « L’eau que je lui donnerai deviendra une source d’eau jaillissante pour la vie ». Jean 4, 14
Jésus nous parle de cette eau qui donne la vie.
L’eau est symbole de mort : l’eau peut entraîner la mort. Trouver des exemples.
L’eau est aussi symbole de vie : sans eau pas de vie possible. Trouver des exemples.
L’eau du baptême est à la fois symbole de mort et symbole de vie.
Dans l’eau nous sommes plongés avec Jésus dans la mort.
De l’eau nous ressortons avec Jésus ressuscité pour la vie éternelle.
Nous recevons une vie nouvelle où la vie est plus forte que la mort, l’amour plus fort que la haine, la joie plus forte que la tristesse…
Quand nous rentrons dans une église, nous faisons le signe de croix avec l’eau du bénitier.
Nous faisons mémoire de notre baptême.

Tu as peut-être retenu un autre mot, une autre expression de cet évangile.
C’est cela qui est important pour toi.

L’activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
-  L’église à construire
En groupe, en équipe de caté, en famille… (suggestions)
Où en sommes-nous de notre construction ?
Colorier une ou deux pierres et passer leur contour au feutre.
Que nous dit la Parole de Dieu de ce 3ème dimanche de Carême ?
Jésus dialogue avec la Samaritaine à qui il demande à boire. « Si tu savais le don de Dieu » (Jean 4, 10) lui dit-il. Oui, si nous savions quel cadeau nous a fait Dieu en nous donnant son Fils venu nous sauver de notre misère ! C’est si grand !
Chercher en équipe comment Jésus est un don de Dieu pour chacun.
Jésus parle aussi de « l’eau vive » Jean 4, 10 et d’une « source d’eau jaillissante pour la vie » Jean 4, 14.
Que choisissons-nous de marquer sur les pierres ?
Quel mot, quelle parole à garder dans son cœur ?
Et moi ?
Qu’est-ce que j’ai envie de garder et de noter ?
Jésus est attentif à la Samaritaine. Et si j’ajoutais des pierres de l’attention aux autres ?
Je peux représenter la fête, l’anniversaire, un évènement qui concerne ceux qui me sont proches par un dessin sur les pierres.

-  Le vitrail à mettre en couleur
L’eau est souvent représentée par la couleur bleue.
Ajoutons une troisième couleur à notre vitrail : le bleu.

Action de grâce et chant

« Seigneur, par le dialogue avec la Samaritaine, tu nous fais entendre que tu es la source d’eau vive.
Toi le don du Père, donne-nous d’accueillir cette eau vive, source de vie éternelle, donne-nous d’accueillir la grâce de notre baptême, donne-nous d’accueillir la vie plus forte que la mort. »

Extrait de la prière de bénédiction de l’eau, rituel du baptême des enfants :

Père infiniment bon,
par le baptême, tu fais jaillir en nous la vie des enfants de Dieu.
Bénis sois-tu, Seigneur !
Tu rassembles en ton fils Jésus Christ
tous ceux qui sont baptisés dans l’eau et l’Esprit Saint pour qu’ils deviennent un seul peuple.
Bénis sois-tu, Seigneur !
Tu répands ton Esprit d’amour dans nos cœurs,
pour nous rendre libre et nous faire goûter la paix de ton Royaume.
Bénis sois-tu, Seigneur !

Chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’ ou un autre chant.

4ème dimanche de Carême (22 mars)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter. (Voir proposition à la fin de l’introduction de la proposition)

Écouter la Parole de Dieu : Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 9, 1-41

Extrait proposé : Jean 9, 1-11

En ce temps-là, sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler. Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j’ai vu. »

Mieux comprendre un mot difficile : le péché
A l’époque de Jésus on faisait un lien étroit entre le péché et l’infirmité physique.
Jésus réfute ces théories en guérissant un aveugle de naissance.
Nous voudrions comprendre : pourquoi la souffrance, le malheur ?
Nous cherchons un fautif. Nous pensons peut-être que Dieu accepte le mal.
En guérissant l’aveugle, Jésus n’explique rien, il montre qui est Dieu…
Non pas celui qui serait la cause du malheur, de la maladie, mais celui qui guérit, soulage, console
Dieu, en Jésus, s’est approché des hommes, non pour les condamner mais pour les guérir.

Le péché est ce qui nous sépare de Dieu.
C’est un acte contraire à l’appel de Dieu, à son amour, à l’amour du prochain et de soi-même. Il peut être volontaire ou involontaire.
Saint Paul nous dit : « Je ne fais pas le bien que je voudrais mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » Romain 6, 19
Réfléchir à quel moment on peut choisir librement de faire le bien et non le mal.
Dieu continue de nous aimer malgré notre péché. Il nous offre toujours son pardon.
Le Carême est un temps favorable à la conversion (tourner son cœur vers Dieu), à demander le pardon de ses péchés dans le sacrement de réconciliation. Il est le signe de la miséricorde de Dieu. Accueille le pardon de Dieu rend joyeux.

Un mot, une attitude, une parole à garder dans son cœur

« Je suis la lumière du monde. » Jean 9,5
Dans l’obscurité il y a du danger car on peut se faire mal, se cogner, se perdre…
La lumière nous rassure, nous guide, nous permet d’avancer en tout sécurité.
Ainsi en est-il de Jésus. Il nous fait connaître ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ce qui nous conduit au bonheur et ce qui nous en éloigne, ce qui est vrai et ce qui est du mensonge…
Avec Jésus, nous grandissons dans la vie, dans la vérité, dans la confiance.
« Moi, je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » Jean 8, 12

L’activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
-  L’église à construire
En groupe, en équipe de caté, en famille… (suggestions)
Où en sommes-nous de notre construction ?
Colorier une ou deux pierres et passer leur contour au feutre.
Il y a beaucoup de choses qu’on ne voit pas et qui pourtant existent : le vent, la graine au fond de la terre, et surtout… l’amour de mes proches.
On en voit les signes : les arbres bougent sous le vent, la graine germe sous la terre, maman me prend dans ses bras…
Dieu, nous ne le voyons pas, mais nous voyons les signes de sa présence en tous ceux qui agissent pour le bien de leur prochain.
Aujourd’hui, observons tout ce qui se fait de bon et de bien, et posons les pierres de l’action de grâce : Merci - « Béni le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits » Psaume 102,2.
Sur le thème de la lumière, on peut choisir le mot Lumière ou la phrase de Jésus : « Je suis la lumière du monde »

Et moi ?
Qu’est-ce que j’ai envie de garder ?
Un remerciement ? Le mot Lumière qui caractérise le Christ ? Une phrase du psaume 50 en lien avec le sacrement de réconciliation : « Rends-moi la joie d’être sauvé. » Psaume 50, 14…
Je l’écris sur une ou deux pierres de mon église.

Le vitrail à mettre en couleur
Ajoutons la quatrième couleur à notre vitrail : le jaune comme la lumière.
Dans notre église, il y a sans doute des vitraux. En allant à la messe, je regarderai ce qu’ils représentent.
Chacun dans l’Eglise est un peu comme une des couleurs du vitrail : nous sommes différents mais ensemble, nous reflétons la lumière de Jésus qui nous illumine.
Et c’est tellement plus beau que s’il n’y avait qu’une seule couleur !

Action de grâce et chant
« Merci Seigneur pour ce que tu nous as permis de découvrir dans cet Evangile de la guérison de l’aveugle né. Tu n’es pas la cause du malheur, tu es celui qui guérit. Tu es la lumière du monde. Garde -nous de ne pas l’oublier »

Psaume 26, 1 et 4

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerai-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’ ou un autre chant.

5ème dimanche de Carême (29 mars)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter.

Ecouter la Parole de Dieu : Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean 11, 1-45

Extrait proposé : Jean 11, 20-27, 40-45
(résumé de ce qui précède : Lazare, ami de Jésus, est malade. Ses sœurs, Marthe et Marie, envoient chercher Jésus, mais quand celui-ci arrive, Lazare est déjà mort.)

Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » […]
Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Mieux comprendre un mot difficile : exaucer
Être exaucé c’est recevoir une réponse positive à une demande.
Dans la prière de demande, le chrétien demande à Dieu d’être exaucé.
Jésus, pendant sa vie publique à exaucé des demandes de guérison : des paralytiques, les lépreux, …Ainsi, Jésus guérit les dix lépreux venus à la rencontre. Luc 17, 11-19
Dans ce récit de la résurrection de Lazare, Jésus lui-même dit que Dieu son Père l’exauce.
Sur la Croix, Jésus commencera le psaume 21 :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Psaume 21, 1
Plus loin dans ce psaume nous trouvons :
« Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
Je te loue en pleine assemblée ; » Psaume 21, 23
Jésus sais que son Père l’exauce toujours.
Beaucoup de chrétiens peuvent rapporter qu’ils ont appelé Dieu à leur secours et qu’ils ont été exaucés. On atteste aussi que des prières adressées à Marie et à des saints de l’Eglise ont été exaucées. Ils intercèdent auprès de Dieu.
Dieu n’est cependant pas un distributeur automatique. Il ne fait pas à notre place la part qui nous revient comme réussir une interrogation, un contrôle, alors qu’on en n’a pas pris les moyens.
Nous devons faire confiance à Dieu dans la manière dont il exauce nos prières.
Nous pouvons demander la guérison d’une personne, elle pourra recevoir de la part de Dieu force et courage pour affronter cette épreuve, la grâce d’un chemin de conversion…
« La prière de demande implique deux choses : la certitude d’être exaucé et renoncer sans équivoque à être exaucé en fonction de ses plans. » Karl Rahner prêtre jésuite expert au concile Vatican II (1904-1984)

Un mot, une parole, une attitude de Jésus à garder dans notre cœur
« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » - Jean 11, 25
Le mot « résurrection » vient du latin resurgere, qui signifie se relever, surgir, sortir de…
C’est bien ce que Jésus a accompli pour Lazare : il le relève, le fait sortir, surgir du tombeau.
Comme un homme qui se noie surgit de l’eau avec celui qui le sauve, Lazare est tiré de la mort par la parole de Jésus : « Lazare, viens dehors ! » Jean 11, 43
En relevant Lazare du sommeil de la mort, Jésus annonce ce qu’il est venu faire : donner la vie de Dieu aux hommes.
Comme chacun d’entre nous Lazare connaîtra la mort dans l’attente de la totale résurrection.
Parce que Jésus a vaincu la mort, nous aussi « avec lui, par lui et en lui », nous ressusciterons.
C’est notre foi, notre espérance, notre joie !

Activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
-  L’église à construire
En groupe, en équipe de caté, en famille… (suggestions)
Où en sommes-nous de notre construction ?
Colorier une ou deux pierres et passer leur contour au feutre.
Peu de temps avant sa Passion, Jésus affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. »
Jean 11, 25 et aussi « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Jean 11,25
Jésus passera par la mort et la résurrection. Il nous entraîne à sa suite. C’est notre foi.
Sur les pierres on peut écrire le mot résurrection, l’une ou l’autre phrase de Jésus sur la résurrection et la vie.
Nous pouvons aussi poser les pierres des continents. Chacun peut choisir un continent, le découper et le colorier.
Prions avec tous ceux qui donnent leur vie pour faire connaître Jésus et ainsi construire l’Eglise dans le monde.

Et moi ?
Quel mot, quelle phrase j’ai envie de garder et d’écrire sur les pierres de mon église ?
Je peux mettre ce qui est proposé en l’équipe, ou autre chose qui a retenu mon attention dans cet Evangile

-  Le vitrail à mettre en couleur
Jésus nous a dit au 4ème dimanche de Carême, « Je suis la lumière du monde » Jean 8, 12 et nous avons ajouté la, couleur jaune.
Après le 5eme dimanche de Carême ce sera le dimanche des Rameaux et de la Passion.
Ce sera la couleur rouge du sacrifice du Christ. Ce 5ème dimanche est entre les deux.
Ajoutons à notre vitrail la couleur orange, mélange du jaune et du rouge.

Action de grâce et chant

« Aujourd’hui, avec la résurrection de Lazare, Jésus nous dis : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » Jean 11, 25. Seigneur, c’est le plus beau message que tu puisses nous donner. Merci Seigneur ! Tu es notre foi, notre espérance dans les joies comme dans les épreuves. »

Psaume 114, 1-6

J’aime le Seigneur :
il entend le cri de ma prière ;
il incline vers moi son oreille :
toute ma vie je l’invoquerai.
J’étais pris dans les filets de la mort,
retenu dans les liens de l’abîme,
j’éprouvais la tristesse et l’angoisse ;
j’ai évoqué le nom de Seigneur :
« Seigneur, je t’en prie, délivre-moi ! »
Le Seigneur est justice et pitié,
notre Seigneur est tendresse.
Le Seigneur défend les petits.
j’étais faible, il m’a sauvé.

Chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’ ou un autre chant.

Dimanche des Rameaux et de la Passion (5 avril)

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter.

Ecouter la Parole de Dieu : Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 1-11, liturgie des Rameaux.

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin”. Et aussitôt on les laissera partir. »
Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme.
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Mieux comprendre un mot difficile : Hosanna
Hosanna est un mot hébreu qui signifie « sauve-nous, de grâce » ; il est souvent utilisé dans la prière juive.
A la messe, avant la prière eucharistique et la consécration du pain et du vin, nous acclamons le Seigneur trois fois Saint :
Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,
Hosanna au plus haut des cieux.

Un mot, une parole, une attitude de Jésus à garder dans son cœur
« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. » Matthieu 21,9
Le dimanche des Rameaux ouvre la semaine Sainte.
La célébration commence par la bénédiction des rameaux : « Dieu tout-puissant, daigne bénir les rameaux que nous portons pour fêter notre roi : accorde-nous d’entrer avec lui dans la Jérusalem éternelle. »
L’Evangile de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est alors proclamé.(voir ci-dessus)
Puis, comme la foule acclame Jésus et veut le faire roi, nous aussi nous reprenons cette acclamation « Hosanna au plus haut des cieux ! » en agitant nos branchages ou buis bénis.
Nous reconnaissons que Jésus vient nous sauver, qu’il est le roi promis et attendu pour apporter la paix au monde. Il est notre Roi !
Il n’est pas roi pas à la manière humaine avec un palais et une armée. L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la Venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque (qui veut dire passage) de sa Mort et de sa Résurrection. (Catéchisme de l’Eglise Catholique 560)
A la messe des Rameaux et de la Passion, nous lisons le récit de la Passion, c’est-à-dire les événements qui ont mené Jésus à la mort sur la croix.
Le buis ou un autre branchage, béni au cours de la messe, ornera un crucifix ou sera déposé sur une tombe. Il symbolise la vie qui renaît à partir de la Croix et la foi en la résurrection.

Activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter
-  L’église à construire
En groupe, en équipe de caté, en famille … (suggestions)
Où en sommes-nous de notre construction ?
Colorier une ou deux pierres et passer leur contour au feutre.
Notons sur les pierres un mot ou une phrase de cet Evangile des Rameaux comme : Hosanna, « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » qui acclament notre Roi sauveur.

Et moi ?
Je peux écrire les mots proposés pour le groupe. Je peux aussi dessiner un rameau ou choisir un mot ou une phrase qui aura retenu mon attention.

-  Le vitrail à mettre en couleur
Terminons notre vitrail en y ajoutant la couleur rouge, symbole de l’amour de Jésus et du don de sa vie.
Action de grâce et chant
« L’entrée de Jésus à Jérusalem est triomphale. Le Messie ne vient pas sur des chevaux, avec force et puissance, mais avec humilité, sur un âne. Merci Jésus, de nous montrer que tu n’es pas un roi à la manière des hommes mais que ta royauté est au service de la vie.
Tu es l’Agneau et le Pasteur, tu es le Roi, le Serviteur. »

On peut chanter :
Hosanna ! Hosanna ! Hosanna au plus haut des cieux ! (bis)

On peut finir par le chant : ‘Nous sommes la maison que Dieu construit’ ou un autre.

Vivre la semaine Sainte

A suivre dans le petit livret ‘Du 5ème dimanche de Carême au dimanche de la Miséricorde’ (voir proposition sur le site)

Résumé des évènements de la semaine Sainte :
Mardi 7 avril ou mercredi 8 avril : la messe chrismale
L’évêque invite les prêtres et les fidèles de son diocèse à se retrouver pour la messe chrismale.
Au cours de celle-ci, il consacre l’huile du Saint Chrême qui servira pour les sacrements : baptêmes, confirmation et ordre…
Il bénit deux autres huiles : celle des catéchumènes (personnes qui se préparent au baptême) et celle utilisée pour le sacrement des malades.
Devant leur évêque, les prêtres et les diacres renouvellent leur promesse de servir l’Eglise et le Christ.

Jeudi Saint ou la Sainte Cène (9 avril)

Ce jour nous célébrons l’institution de l’Eucharistie.
La Cène est le dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples.
Au cours de la messe on lit la lettre de saint Paul aux Corinthien 11, 23-26 qui relate ce grand moment :

« Frère, moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » 1 Corinthiens 11, 23-26

A la messe, par ses paroles prononcées par le prêtre, le Christ est présent dans le pain et le vin.

Après les lectures et l’homélie, le prêtre lave les pieds de quelques personnes. Par ce geste, il rappelle celui du Christ qui, au cours du dernier repas qu’il prenait avec ses disciples, leur a lavé les pieds en leur disant : « C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. » Jean 13, 15

Vendredi Saint (10 avril)

C’est le jour où nous faisons mémoire de la Passion et de la mort de Jésus sur la croix.
Jésus n’a pas que des amis. Certains refusent de l’écouter. Ils veulent se débarrasser de lui. Juda, un des apôtres, un ami de Jésus, le trahit.
D’autres l’accusent faussement et Jésus est condamné à mort. On l’emmène jusqu‘au lieu appelé Golgotha.
‘C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu… Or, près de la croix se tenait Marie, sa mère, et le disciple que Jésus aimait…
Jésus dit : « Tous est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.’ (d’après Jean 19, 18,25,30b)
Après sa mort, Jésus fut mis dans un tombeau.

Samedi Saint 11 avril

Jésus est au tombeau.
Dans les églises, la porte du tabernacle est ouverte, sans hosties consacrées, signe de l’absence de Jésus, de sa mort.
L’Eglise est en silence ; silence de la peine, silence de l’absence…
Mais aussi silence de l’espérance qui attend.
Ce soir à la vigile pascale, l’Eglise célèbrera le Christ ressuscité, vainqueur des ténèbres, de la haine, et de la mort.

Pâques : Vigile pascale samedi 15 avril 2017, dimanche 16 avril 2016

Acclamer la Parole de Dieu, invoquer l’Esprit Saint pour qu’il nous aide à accueillir la Parole que nous allons écouter. (Voir proposition à la fin de l’introduction de la proposition)

Ecouter la Parole de Dieu : Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28, 1-10
(Evangile lu à la Vigile pascale)

Après le sabbat, à l’heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair, et son vêtement était blanc comme neige.
Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts.
L’ange prit la parole et dit aux femmes : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : “Il est ressuscité d’entre les morts, et voici qu’il vous précède en Galilée ; là, vous le verrez.” Voilà ce que j’avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Mieux comprendre un mot difficile : Pâques
Le mot « Pâque » vient du mot hébreu pessah qui signifie « passage ».
La fête juive est le mémorial de la nuit où le Seigneur a libéré Israël de l’esclavage en Egypte par le passage de la mer.
A Pâques, l’Eglise célèbre le Christ ressuscité. Il est passé de ce monde à son Père, de la mort à la Vie. Il est vainqueur des ténèbres, de la haine, de la mort.
C’est la plus grande fête chrétienne de l’année.
Pendant la Vigile pascale, une alternance de lectures et de psaumes retrace l’histoire du Salut depuis la Création.
L’évangile de la résurrection est ensuite acclamé avec de retentissants Alléluia ! (Alléluia signifie ‘Vive Dieu’)
Pendant tout le carême, l’Eglise ne chante pas d’Alléluia jusqu’au jour de Pâques, pour mieux signifier notre joie de la résurrection : la Vie a vaincu la mort. L’amour est plus fort que la mort.
Alléluia ! Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Telle est notre foi.
Au cours de la Vigile pascale a lieu le baptême de catéchumènes (ceux qui se préparent au baptême). C’est un moment fortement symbolique pour l’Eglise. Comme nous l’avons vu avec l’Evangile de la Samaritaine du 3ème dimanche de Carême, l’eau du baptême est à la fois symbole de mort et symbole de vie. Dans l’eau nous sommes plongés avec Jésus dans la mort. De l’eau nous ressortons avec Jésus ressuscité pour la vie éternelle. Nous recevons une vie nouvelle où la vie est plus forte que la mort, l’amour plus fort que la haine, la joie plus forte que la tristesse…

Un mot, une parole, une attitude de Jésus à garder dans son cœur

« Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. » Matthieu 28, 6
Les femmes voient le tombeau vide, entendent l’Ange avant de rencontrer Jésus qui leur parle.
C’est sur la foi des femmes, des Apôtres, des disciples qui ont vu le tombeau vide et qui ont rencontré le Christ ressuscité, c’est sur leur témoignage que l’Eglise affirme que, oui, le Christ est ressuscité !
Par sa résurrection, Jésus est venu donner la Vie aux hommes.
La mort, au sens de séparation avec Dieu, n’existe plus, elle est vaincue par la résurrection du Christ.
La résurrection n’est pas un retour à la vie antérieure comme pour Lazare qui le Christ a sorti du tombeau.
La résurrection, c’est la vie reçue en plénitude, totale, que rien n’arrête : la peur, la souffrance, la violence et la mort sont écrasées, anéanties.
Le corps de Jésus ressuscité n’est plus contraint par le temps et l’espace. C’est un corps glorieux. Voilà la vie nouvelle qui nous est promise !

Les femmes sont venues au tombeau le lendemain du sabbat, le 8ème jour, le dimanche.
C’est le premier jour de la semaine. Le dimanche, en latin dies domini, veut dire jour du Seigneur. C’est le jour où le Christ est ressuscité.
Si c’est possible, on ne travaille pas le dimanche car c’est un jour consacré au Seigneur.
On laisse de la place à Dieu en allant à la messe où il nous convie pour écouter sa Parole et célébrer sa résurrection, en allant à la rencontre des autres…

Activité : la façade de l’église et le vitrail à compléter

-  L’église à construire
En groupe, en équipe de caté, en famille … (suggestions)
Où en sommes-nous de notre construction ?
Colorier une ou deux pierres et passer leur contour au feutre.
Notons sur les pierres un mot ou une phrase de cet Evangile ou un mot que le caractérise comme : Ressuscité ; Alléluia ! ; Pâques ; ‘Il est ressuscité’, ‘grande joie’.
Et moi ?
Quel est le mot, la phrase que j’ai envie de retenir et que je peux inscrire sur une pierre ?
Je peux mettre aussi ce qui est proposé pour l’équipe.

-  Le vitrail à mettre en couleur
Au centre de notre vitrail, posons la silhouette de Jésus ressuscité.
Pour notre temps de prière, allumons des petites bougies autour de notre église.
A la suite de Jésus, lumière du monde, nous sommes vainqueurs des ténèbres que sont le mal et la violence.

Action de grâce et chant
Merci Seigneur pour la Vie que tu nous donnes par la Pâques (passage) de ta Mort et de ta Résurrection. Avec l’Eglise entière, reprenons les paroles du chant de l’Exultet (chanté au début de la Vigile pascale) : « Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde ! Qu’éclate ans l’Eglise la joie des fils de Dieu ! La lumière éclaire l’Eglise, la lumière éclaire la terre, Peuples, chantez ! R : Nous te louons, splendeur du Père, Jésus Fils de Dieu. »
Nous pouvons terminer en chantant un ALLELUIA ! ou le chant ‘Il est vraiment ressuscité !’
Chant : Il est vraiment ressuscité ! (D.Bourgeois/J.-P.Revel – A.Gouzes – Edit. de l’Abbaye de Sylvanès)

Il est vraiment ressuscité, pourquoi chercher parmi les morts.
Il est vivant comme Il l’a promis, Alléluia !

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Le temps pascal

Avec Pâques commence le temps pascal qui se termine par la fête de la Pentecôte (dimanche 31 mai). Pendant tout ce temps, l’Eglise fête la résurrection du Christ.

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