Une rue du 15è arrondissement de Paris porte le nom d’une religieuse orthodoxe Marie Skobtsov

Le jeudi 31 mars à 11h15, jour anniversaire de sa mort à Ravensbrück, le 31 mars 1945, a eu lieu la cérémonie officielle de l’inauguration de la rue Marie Skobstov. Cette rue créée récemment est située au niveau du 84 rue de Lourmel Paris 15ème, presqu’en face du 77 rue de Lourmel, où résidait Mère Marie.

La rue Marie Skobtsov est située dans le 15e arrondissement de Paris. Il s’agit d’une nouvelle rue, en forme de boucle, construite entre la rue des Entrepreneurs et la rue de l’Église. La voie débouchera entre les n°84 et 88 de la rue de Lourmel.

Marie Skobtsov : poétesse, résistante, devenue religieuse
Élisabeth Iourievna Pilenko naît le 8 décembre 1891, à Riga, dans le gouvernement de Livonie, qui faisait alors partie de l’Empire de Russie. Elle a été emprisonnée par les Bolcheviks et jugée par les Russes Blancs.

Issue d’une famille aristocratique aux dernières heures de la monarchie russe, Élisabeth bénéficie d’une solide instruction ; elle est, en effet, la première femme à suivre des cours à l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg, ville dont elle fréquente les salons littéraires en tant que poétesse proche de l’intelligentsia.
Elle milite également pendant la Révolution de 1917, rejoignant le parti socialiste-révolutionnaire ; jugée par les Russes Blancs, puis acquittée, elle est même nommée par eux maire de la ville d’Anapa en février 1918.
En 1923, elle se réfugie à Paris avec son second mari, Daniel Skobtsov, ses enfants et sa mère, après avoir vécu trois ans d’exode avec eux, dans une grande misère, à travers la Géorgie, Istambul, la Yougoslavie et l’Allemagne en plein chaos.

La France, point de départ pour une action missionnaire
Ayant perdu sa plus jeune fille, Anastasia, les deux aînés étant devenus indépendants, Élisabeth Skobtsov devient religieuse en 1932, à l’âge de 41 ans ; elle prend le nom de Mère Marie, en l’honneur de Marie l’Égyptienne, la repentante du désert.
Après avoir fréquenté des monastères orthodoxes en Lettonie et en Lituanie, c’est à Paris que Mère Marie commence son action missionnaire. En 1935, elle parvient à ouvrir un foyer pour jeunes femmes isolées au 77 rue de Lourmel, dans le 15e arrondissement (en face de la rue qui portera son nom). Puis elle fait construire une petite église où sont donnés des cours de religion, de chant psalmodique et d’action missionnaire, avec l’aide de divers mouvements de l’émigration orthodoxe. Cette femme instruite et inspirée, qui a fréquenté les milieux artistiques en Russie, a par ailleurs produit une œuvre d’une rare expressivité : peintures, dessins, broderies, aujourd’hui conservés par des collectionneurs européens ou bien dans des paroisses orthodoxes en France et en Grande-Bretagne.

Mais Mère Marie consacrait la majeure partie de son temps à aider les émigrés défavorisés du le 15e arrondissement ; elle se rendait aussi à Boulogne-Billancourt et dans la banlieue ouest pour apporter son soutien aux ouvriers d’origine russe dans le besoin.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Mère Marie livre des renseignements à la Résistance, elle aide des centaines de juifs ; en 1942, elle sauve quatre enfants de la rafle du Vel d’Hiv, mais est déportée en représailles en 1943 au camp d’extermination de Ravensbrück. Mère Marie Skobtsov y meurt dans une chambre à gaz le 31 mars 1945, jour du Vendredi Saint. Elle est canonisée comme martyre de la foi par le Patriarcat de Constantinople, le 16 janvier 2004. Cette femme au destin exceptionnel est depuis souvent appelée "Sainte Marie de Paris".

Le jeudi 31 mars à 11h15, jour anniversaire de sa mort à Ravensbrück, le 31 mars 1945 et 125e anniversaire de sa naissance, a lieu la cérémonie officielle de l’inauguration de la rue « Mère Marie Skobstov ». Cette rue créée récemment est située au niveau du 84 rue de Lourmel Paris 15ème, presqu’en face du 77 rue de Lourmel, où résidait Mère Marie.
Source : Orthodoxie

Actualité œcuménique

Le cinquantenaire de Nostra Aetate

A Paris… Une nouvelle vision juive des relations judéo-chrétiennes : Déclaration pour le Jubilé de fraternité à venir. Déclaration remise par le Grand Rabbin de France, Haïm Korsia à son Eminence le Cardinal André Vingt-Trois. « Nous, Juifs de France, signataires de cette déclaration, exprimons la joie de célébrer le cinquantenaire de la déclaration Nostra Aetate établie lors du Concile Vatican Il et qui a ouvert une ère de réconciliation entre Juifs et Chrétiens ». Et à Rome… Présentation du document « Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables » Le 10 décembre, le Cardinal Kurt Koch, Président de la Commission pour les relations avec le Judaïsme, a présidé la présentation du document intitulé « Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables ». Il s'agit d'une réflexion théologique relative au dialogue entre juifs et catholiques, cinquante ans après Nostra Aetate. Réflexion théologique sur les rapports entre juifs et catholiques Le 10 décembre la Commission pour les relations avec le judaïsme publie le document « Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables », cinquante ans après la déclaration Nostra Aetate. Ce texte s'articule en une préface et sept chapitres. Durant ce demi-siècle, de grands progrès ont été accomplis dans le dialogue, jusqu'à créer un profond climat d'amitié. Pour la première fois a été définie dans une déclaration conciliaire la position théologique de l'Église catholique devant le judaïsme, ce qui a eu différents niveaux d'impact.

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