Chers amis et paroissiens de Saint-Jean-des-Deux-Moulins,

Vous trouverez dans la feuille paroissiale ci-dessous toutes les informations relatives à la vie de notre paroisse.

A l’occasion du 150e anniversaire de la proclamation de l’Époux de la Vierge Marie comme Patron de l’Église universelle, le pape François décrète une année spéciale dédiée à saint Joseph et nous aide à découvrir ou re-décourir saint Joseph avec la Lettre Apostolique « Patris Corde » (Avec un cœur de Père).
Le groupe Fra Angelico nous invite à découvrir saint Joseph à travers une sélection d’œuvres. Chacune des œuvres est commentée, présentant un aspect de ce « cœur de père » qu’est saint Joseph : un père aimé, un père dans l’obéissance et dans l’accueil, un père dans la tendresse, un travailleur, toujours dans l’ombre...
Regardons ces œuvres, dans un esprit de découverte, de méditation ou de communion afin de nous mettre sous la protection de saint Joseph, comme Marie et Jésus.

Pour la fête de Pâques, le groupe Fra Angelico nous propose de méditer sur ce mystère en observant et en admirant deux « fresques représentatives », l’une de l’art byzantin, l’autre de l’art occidental.

A noter :
- En ce temps nouveau de confinement, l’accès à l’église sera toujours possible de 9h à 18h45 ainsi que la participation aux messes. Il conviendra de se munir d’une attestation de déplacement en la renseignant précisément.
- Les messes du mercredi et du jeudi seront célébrées à 12h15.

En raison de la crise sanitaire et de la « jauge » qui nous est imposée, il y aura deux messes le dimanche à 9h30 et 11h, afin de pouvoir tous vous accueillir. Merci d’être fidèle à l’horaire que vous avez déjà choisi la semaine dernière.

Père Jean-Christophe VINOT
et le Conseil Pastoral Paroissial

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POUR LA CÉLÉBRATION DES MESSES : quelques consignes à respecter

⇨ Laisser libres deux sièges entre chaque personne ou entité familiale et occuper une rangée sur deux
⇨ Garder la feuille de messe distribuée, ne pas la reposer mais l’emporter avec soi
⇨ Manifester le geste de la paix d’un sourire ou d’un signe de tête
⇨ Conserver une distance avec les autres dans la file de communion et suivre le mouvement organisé pour que les personnes ne se croisent pas
⇨ Recevoir la communion uniquement dans la main
⇨ Sortir progressivement de l’église et ne pas rester attroupé devant l’édifice
⇨ Les personnes fragilisées sont invitées à se protéger en s’unissant spirituellement aux célébrations. Si vous connaissez une personne qui souhaite être visitée à domicile, nous vous invitons à la faire connaître auprès de notre paroisse.

« A vous d’en être les témoins »

3ème dimanche de Pâques

Aujourd’hui résonne partout dans le monde l’annonce de l’Eglise : “Jésus, le crucifié, est ressuscité comme il l’avait dit. Alléluia”.

L’annonce de Pâques ne montre pas un mirage, elle ne révèle pas une formule magique, elle n’indique pas une échappatoire face à la situation difficile que nous traversons. La pandémie est encore en cours ; la crise sociale et économique est très lourde, en particulier pour les plus pauvres ; malgré cela – et c’est scandaleux – les conflits armés ne cessent pas et les arsenaux militaires se renforcent. C’est le scandale d’aujourd’hui.

Face, ou mieux, au milieu de cette réalité complexe, l’annonce de Pâques renferme en quelques mots un événement qui donne l’espérance qui ne déçoit pas : “Jésus, le crucifié, est ressuscité”. Elle ne nous parle pas d’anges ou de fantômes, mais d’un homme, un homme en chair et en os, avec un visage et un nom : Jésus. L’Evangile atteste que ce Jésus, crucifié sous Ponce Pilate pour avoir dit qu’il est le Christ, le Fils de Dieu, est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures et comme il l’avait prédit à ses disciples.

Le crucifié, pas un autre, est ressuscité. Dieu le Père a ressuscité son Fils Jésus parce qu’il a accompli jusqu’au bout sa volonté de salut : il a pris sur lui notre faiblesse, nos infirmités, notre propre mort ; il a souffert nos douleurs, il a porté le poids de nos iniquités. C’est pourquoi Dieu le Père l’a exalté et maintenant Jésus Christ vit pour toujours, il est le Seigneur.

Les témoins rapportent un détail important : Jésus ressuscité porte gravées les plaies des mains, des pieds et du côté. Ces plaies sont le sceau éternel de son amour pour nous. Quiconque souffre une dure épreuve, dans son corps et dans son esprit, peut trouver refuge dans ces blessures, recevoir à travers elles la grâce de l’espérance qui ne déçoit pas. […]

Parmi les multiples difficultés que nous traversons, n’oublions jamais que nous sommes guéris par les blessures du Christ (cf. 1 P 2, 24). A la lumière du Ressuscité, nos souffrances sont transfigurées. Là où il y avait mort, il y a maintenant vie, là où il y avait deuil, il y a maintenant consolation. En étreignant la Croix, Jésus a donné un sens à nos souffrances et maintenant prions pour que les effets bénéfiques de cette guérison s’étendent à travers le monde entier.
Joyeuses, saintes et sereines Pâques !

Extrait du message URBI ET ORBI du pape François,
PAQUES 2021

Dimanche après dimanche

2ème dimanche de Pâques

Tous nos dimanches s’enracinent dans le premier jour de la semaine et notamment dans le jour de Pâques. Nous avons célébré, la semaine dernière, la Résurrection du Seigneur et, comme les apôtres, nous voici de nouveau réunis dans ce lieu où nous avons été rejoints par le Christ ressuscité. Nul besoin d’apparition, aujourd’hui, nous connaissons par la Foi Celui qui vient nous visiter au-delà de nos peurs, de nos enfermements, de nos doutes…Nous avançons avec le témoignage de tous ceux qui ont pu rencontrer le Christ ressuscité et qui nous ont transmis ce que nous avons nous-mêmes reçu.

Aujourd’hui, dans notre communauté, cinq enfants de la catéchèse primaire vont vivre une étape importante de leur croissance spirituelle. Après l’entrée dans l’Eglise par le Baptême, la Communion vient nourrir en nous la vie même de Dieu afin de devenir toujours plus Celui que nous recevons. « Si tu savais le don de Dieu », dit Jésus à la femme de Samarie. Si nous réalisions véritablement la rencontre si intime et si bouleversante que nous vivons dans chaque Eucharistie, nous resterions peut-être à notre place. Et pourtant, Jésus veut se donner à nous, demeurer à l’intime de nous-mêmes, être unis à chacune de nos vies.

Pendant le précédent confinement, où les messes étaient célébrées sans le concours du peuple, beaucoup d’entre nous ont ressenti ce manque cruel. La plus magnifique célébration eucharistique diffusée sur les écrans ne peut remplacer celle où, conviés- « Heureux les invités au repas du Seigneur »- nous pouvons, en Eglise, célébrer avec des frères et sœurs dans la plus grande proximité avec le Christ. Après le temps de la communion spirituelle, où nous avons fait l’expérience de ce que beaucoup de nos frères vivent de par le monde, parce que la messe ne peut pas être célébrée, nous avons pu retrouver le chemin de nos églises. De nouveau nous pouvons répondre à l’invitation du Christ et nous rassembler, toujours dans le strict respect des mesures sanitaires, pour vivre ensemble, à la suite de nos pères dans la foi, « la fraction du pain ». Dans le corps livré du Christ, se trouve cette certitude à la fois de l’unité des chrétiens et aussi d’être accueillis dans notre diversité. Tous ensemble, unis par le Christ ressuscité, nous manifestons cette communion renouvelée entre les hommes.

Aujourd’hui, des enfants vont rejoindre, à notre suite, la table eucharistique. Aidons-les à trouver leur place et à témoigner de la richesse du don de Dieu. C’est en recevant le Christ dans ce don qui nous dépasse que nous pourrons, par nos actes, manifester au monde notre proximité avec Celui qui vient nous rejoindre sur nos chemins et nous conduire à la véritable rencontre : «  Alors leurs yeux s’ouvrirent ».
« Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! »
Psaume 117

Père Jean-Christophe VINOT

Le premier jour de la semaine

Dimanche de Pâques

De grand matin, comme nous le relate l’Evangile, Marie-Madeleine est venue au tombeau. Un nouveau jour s’était levé, annonce d’une ère nouvelle. Celui qui avait été déposé dans le tombeau, descendu dans les entrailles de la terre, est sorti du sommeil de la mort. Après le grand Sabath, le temps de repos où toute l’Eglise est en attente, nous nous éveillons afin de célébrer le jour du Seigneur (dies domini).

Au petit matin, à la suite des femmes et des disciples témoins de la Résurrection, nous aurons la grâce, cette année, de pouvoir relire l’évènement de l’annonce de Pâques à la lumière de toute l’Ecriture. Nous allons ensemble, pas à pas, parcourir à nouveau ce chemin depuis le livre de la Genèse, pour assister à une création nouvelle avec le Christ ressuscité.

Depuis l’aurore de ce jour nouveau, nous savons que plus rien ne sera véritablement comme avant. La mort n’est plus le dernier mot de l’humanité : avec Celui qui a donné sa vie par amour pour nous, nous sommes déjà passés par la mort et la Résurrection. Avec tous les baptisés, nous allons revivre ce passage en figure avant notre Pâque définitive où, après le terme de notre vie terrestre, nous découvrirons Celui que nous avons cherché dans le service de nos frères.

Le dimanche de Pâques est, bien sûr, la source de tous nos dimanches où nous faisons mémoire du Christ ressuscité et présent à jamais dans notre humanité. Dans ce monde marqué par la souffrance physique et plus encore morale, en ces temps d’incertitude, nous laissons raviver en nous la présence vivifiante du Ressuscité. Depuis le jour de notre Baptême, nous sommes déjà ressuscités avec le Christ et tout notre pèlerinage terrestre nous est donné pour, à la fois, saisir ce mystère et révéler en actes au monde notre condition de ressuscité Nous aurons, bien sûr, à cœur d’annoncer cette bonne nouvelle : « Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! ». Mais, au-delà des paroles révélées par toute notre vie, nous sommes véritablement une nouvelle création dans le Christ.

Nous le savons bien, si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine. Jésus n’est pas, comme trop souvent aux yeux du monde, un simple maître de sagesse qui prononce des paroles formidables, Il est Dieu qui a pris chair dans notre humanité afin d’en signifier toute la grandeur et de prendre sur Lui le péché du monde qui conduisait à l’impasse de la mort. En habitant notre vie, Jésus nous rend capables de Dieu et donne à notre humanité cette disponibilité à vivre de ses dons.

Alors, en ce jour très saint, renouvelons en nous la grâce de notre baptême afin de devenir véritablement Celui que nous avons reçu : le Christ ressuscité. Alléluia !

Père Jean-Christophe VINOT

« Rameaux en mains »

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Après une année de jachère, les rameaux ont reverdi dans nos mains afin de pouvoir acclamer le Seigneur qui entre dans sa Passion. Avec précaution et en étant attentifs à chacun, nous allons pouvoir revivre dans notre église ce qui constitue le coeur de notre foi.

Le dimanche des Rameaux et de la Passion est comparable à un grand porche par lequel nous accédons au déroulement des jours saints : « Ouvrez les portes, qu’Il entre le roi de gloire ! ». Oui, ouvrons la porte de notre maison afin que le Seigneur vienne y faire sa demeure. Rameaux en mains, à la suite des foules de Jérusalem, nous allons acclamer notre roi. Non pas souverain à la manière du monde, mais celui qui vient humblement chercher ceux qui étaient perdus. Nous rendons grâce pour Celui qui manifeste au monde la figure du Serviteur et qui nous invite à nous laver les pieds les uns les autres. Nous nous préparons à accueillir avec toujours plus de conscience Celui qui se livre en nos mains afin que, dans la communion, nous ne devenions qu’un avec Lui. Dans cet anéantissement du Dieu fait homme, c’est tout l’Amour inconditionnel qui nous est communiqué comme don de Vie.

Avec Jésus, nous marcherons vers sa Passion en regardant et en écoutant toute la bassesse du monde révélée par contraste avec Celui qui avance résolument et qui n’ouvre pas la bouche. Dans cet évènement du chemin de la croix, sont manifestés tous les drames auxquels nous sommes confrontés : incompréhension, mensonge, souffrance et enfin la mort que le Christ va habiter de sa présence. Jésus, Fils de Dieu, vient récapituler dans toute son existence tout ce qui constitue notre vie d’homme et de femme et nous orienter vers le Père.

Par ces rameaux que nous portons et dont les feuillages garderont leur verdeur, nous rappelons que la vie est plus forte que la mort. Nous proclamons que, de l’arbre sec de la croix, va sortir un surgeon de vie. Nos feuillages dérisoires sont signes d’espérance en la vie éternelle. Nous les placerons sur nos crucifix pour nous rappeler que le Christ déposé de la croix a jailli du tombeau et nous fait entrer dans la Résurrection. Nous irons porter ces rameaux sur les tombes afin de signifier notre foi en la vie plus forte que la mort et redire la permanence de notre prière pour nos défunts dans l’attente de la Résurrection.

Que cette grande semaine que nous allons vivre cette année, comme un don précieux, nous permette d’approfondir notre foi en Jésus ressuscité, de contempler la charité en acte du Christ qui nous incite à faire de même et à rayonner de l’espérance pour notre monde tenté par le repli sur soi. Seigneur, avec toi, nous désirons sortir de nos tombeaux, fais briller sur nous ta lumière.

« Mais Toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide.
 » Psaume 21

Père Jean-Christophe VINOT

« Nous voudrions voir Jésus »

5ème dimanche de Carême

Comme il y a 2000 ans, dans la demande adressée à l’apôtre Philippe, cette question habite aujourd’hui le coeur de bien des hommes. Comme à l’époque du Christ, ce désir, parfois plein de curiosité, passe par bien des médiations.

Sur le chemin de Pâques, la Parole de Dieu lue en Eglise nous donne à percevoir ce Jésus de Nazareth qui se révèle au monde. Chaque dimanche au moins nous accueillons le Christ dans ce qu’Il dit et ce qu’Il réalise. Voir Jésus, c’est d’abord contempler sa réalité presque tangible dans les récits évangéliques. Prenons-nous le temps d’entrer dans la scène qui nous est décrite afin de nous rendre présent au récit transmis ? Regardons les personnes, replaçons les dans leur univers, écoutons les dialogues et situons-nous dans l’action décrite. Avec toute l’imagination que permet notre intelligence, nous pourrons alors voir Jésus et le comprendre dans toute son épaisseur humaine.

Nous avons soif de cette rencontre comme Jésus lui-même : « Donne-moi à boire ». A partir de notre regard contemplatif posé sur les textes de l’Evangile, la personne de Jésus, telle qu’elle nous est donnée à voir et à saisir par les récits évangéliques, prendra corps dans notre quotidien.

Voir Jésus, c’est aussi le chercher autour de nous, en tous ceux que nous côtoyons. Etre attentif à ce monde qui est le nôtre, c’est trouver les signes de la présence de Celui qui a tout donné et qui est au coeur de toute action désintéressée : «  Où sont Amour et Charité, Dieu est présent  ».

Mais, par-dessus tout, éclairés par la Parole qui nous donne à réaliser la réalité du Christ, nous le rencontrons dans son corps livré et son sang versé. Nous voyons l’accomplissement de cette Parole semée en pleine terre humaine et qui porte du fruit pour le salut de toute l’humanité toujours en recherche jusqu’à la fin des temps. « Si le grain de blé, tombé en terre, ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. » Dans quelques jours, nous allons revivre avec toute l’Eglise cet enfouissement du Christ dans les profondeurs de notre terre, ce moment où Il viendra rejoindre tous les morts, cette descente où Il ira chercher tous ceux qui restaient dans les ténèbres.

C’est à partir de ce grain tombé en terre que nous pourrons alors communier au Pain de Vie qui nous fera entrer dans la vie éternelle. Regardons en chaque Eucharistie Jésus qui a donné sa vie pour nous et entrons avec Lui dans cette action de grâce.

« Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés. »
Psaume 50

Père Jean-Christophe VINOT

« Réjouissez-vous ! »

4ème dimanche de Carême

En ce dimanche, cette invitation à la joie résonne fortement dans la liturgie. Sur notre chemin qui traverse le désert, nous percevons déjà le terme de notre pèlerinage de Carême. Au milieu de notre quarantaine, nous mesurons à la fois l’itinéraire que nous avons parcouru et, faisant le point, nous avançons résolument avec le Christ vers Jérusalem.

Déjà, nous avons mis à profit ces quelques semaines pour aller au désert dans le dépouillement de soi afin d’accueillir le Tout Autre et le tout proche, Dieu et mon prochain. Si ce n’est pas le cas, il est temps de reprendre notre boussole et de fixer la croix du Seigneur. Regardons ce Dieu élevé de terre, exposé au regard du monde comme signe de Salut pour tout homme.

Loin du désespoir et de la morosité, la liturgie nous invite à lire les signes de la présence de Dieu dans notre humanité. Au peuple de l’Alliance qui se morfondait dans sa condition d’exilé en terre païenne, un roi païen, Cyrus, est envoyé comme Sauveur et rappelle que l’action de Dieu passe par les évènements et les personnes les plus inattendues. Sur la croix, Jésus, exposé aux regards de tous comme le serpent de bronze au temps de Moïse, est assimilé à cette image de mort qui ouvrira à la guérison de ceux qui espèrent contre toute espérance.

Avec Jésus supplicié et offert en sacrifice, l’image de la mort ne conduit plus à une impasse mais à ce passage vers la lumière plus forte que toutes les œuvres de ténèbres. Les yeux fixés sur Jésus Christ, don d’Amour offert sur le bois, nous avançons vers Celui qui étend ses bras afin d’étreindre toute l’humanité.

Au milieu de notre monde en détresse se tient Celui qui nous est révélé dans les Ecritures et par tous les témoins du Christ, disciples missionnaires qui témoignent de sa présence. Si nous prenons le temps de nous arrêter, de regarder, d’écouter nos frères, nous serons émerveillés par cette charité en acte, révélée souvent dans les évènements les plus simples de la vie. La joie du disciple s’enracine dans cette perception de l’oeuvre de Dieu à travers le travail de l’homme. C’est à partir de là que nous pourrons changer notre regard qui ne sera plus celui du monde mais celui du disciple de l’Evangile. Loin des emballements médiatiques multipliant les sujets déroutants et polémiques, ouvrons nos yeux pour nous interroger sur nos relations quotidiennes et les replacer à la lumière de la vérité et de la fraternité. Là, nous serons des témoins et des porteurs de Celui qui est la véritable lumière.

« Dieu qui as réconcilié avec toi toute l’humanité en lui
donnant ton propre Fils, augmente la foi du peuple chrétien,
pour qu’il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales
qui approchent »
Oraison du 4°dimanche de Carême

Père Jean-Christophe VINOT

« Quelle violence ! »

3ème dimanche de Carême

A la première lecture de l’Evangile de ce dimanche, où nous est relatée l’expulsion des vendeurs du Temple par Jésus, nous pourrions certainement réagir face à la violence du geste. Quelle est donc la cause de cette sainte colère ?

Dans le Temple de Jérusalem, lieu de culte unique afin d’adorer le seul et véritable Dieu – « Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi », nous rappelle le livre de l’Exode - s’étaient installés les marchands et les changeurs, commerces nécessaires pour le culte : l’offrande des victimes en sacrifice et l’argent qui avait cours dans l’enceinte sacrée. Ces commerces nécessaires avaient proliféré sous les portiques et, petit à petit, avaient débordé dans les cours, à la manière de nos terrasses de cafés qui, anciennement, restreignaient le passage des piétons sur nos trottoirs parisiens.

Finalement, le Temple de Jérusalem, conçu pour accueillir tous les hommes à la recherche du Dieu unique, n’aurait pu remplir son office. Jésus remet chacun à sa place. Le Temple est le lieu de la Rencontre, le terme des pèlerinages, la maison de prières…Ce qui concerne la foire aux bestiaux et les activités bancaires doit être ramené à de justes dimensions afin de ne pas empiéter sur l’espace liturgique.

Jésus s’emporte par passion, car il est lui-même ce nouveau Temple qui va accueillir tous les hommes. Et c’est bien par cet évènement qu’il annonce sa mort et sa résurrection. « Détruisez ce temple… ». La véritable violence de l’Evangile n’est pas tellement cette vision du Christ chassant les commerçants envahissants mais celle d’un Amour sans limite ni concession. La véritable violence est bien celle de la Croix où Jésus accepte d’être livré entre les mains des hommes et où toute la cruauté humaine se déchaîne autour de l’innocent.

A la suite des prophètes, les paroles du Christ sont sans concession car elles sont paroles de Dieu. Il n’y a pas de « oui mais » dans l’Evangile. Jésus nous indique la route à suivre et sa parole nous bouscule, nous heurte. Si elle nous dérange ainsi que ses attitudes, c’est qu’il y a certainement quelque chose à laisser convertir en nous. Parfois, nous risquons d’être encombrés, nous aussi, par bien des marchandises qui nous empêchent d’’être, par le Christ, Temple de l’Esprit. Le temps du Carême est le moment du tri nécessaire afin de mettre de côté ce qui nous alourdit et entrave notre marche avec le Christ.

Puissions-nous choisir à nouveau Dieu avec tous ceux qui s’avancent vers le Baptême et préparer notre coeur afin de témoigner de notre foi dans la nuit de Pâques et choisir la Vie.

« La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples. »
Psaume18b

Père Jean-Christophe VINOT

« Voici que nous montons à Jérusalem… (Mt 20,18) »

Le Carême, un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité.
(Deuxième partie du message du pape François pour le Carême 2021)

2ème dimanche de Carême

[...]
2. L’espérance, comme “eau vive” qui nous permet de continuer notre chemin

La Samaritaine à qui Jésus demande à boire au bord du puit ne comprend pas lorsqu’il lui dit qu’il peut lui offrir une “eau vive” (Jn 4, 10). Au début, elle pense naturellement à l’eau matérielle. Mais Jésus parle de l’Esprit Saint qu’il offrira en abondance dans le Mystère pascal et qui nous remplira de l’espérance qui ne déçoit pas. Lorsqu’il évoque sa passion et sa mort, Jésus annonce déjà l’espérance en disant : « Le troisième jour, il ressuscitera » (Mt 20, 19). Jésus nous parle de l’avenir grand ouvert par la miséricorde du Père. Espérer, avec lui et grâce à lui, c’est croire que l’histoire n’est pas fermée sur nos erreurs, nos violences, nos injustices et sur le péché qui crucifie l’Amour. Espérer c’est puiser le pardon du Père de son Cœur ouvert.

Dans le contexte d’inquiétude que nous vivons, où tout apparaît fragile et incertain, parler d’espérance pourra sembler provocateur. Le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée (cf. Laudato si, n. 32, 33, 43, 44). C’est l’espérance en la réconciliation à laquelle Saint Paul nous exhorte avec passion : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20). En recevant le pardon, dans le sacrement qui est au cœur de notre démarche de conversion, nous devenons, à notre tour, des acteurs du pardon. Nous pouvons offrir le pardon que nous avons nous-mêmes reçu, en vivant un dialogue bienveillant et en adoptant un comportement qui réconforte ceux qui sont blessés. Le pardon de Dieu permet de vivre une Pâque de fraternité aussi à travers nos paroles et nos gestes.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de l’espérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).

Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

3. La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion. « Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n.187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Église, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

« Voici que nous montons à Jérusalem… (Mt 20,18) »

Le Carême, un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité.

1er dimanche de Carême

Chers Frères et Soeurs,

En annonçant à ses disciples sa Passion, sa mort et sa résurrection, accomplissant ainsi la volonté de son Père, Jésus leur révèle le sens ultime de sa mission et il les appelle à s’y associer, en vue du salut du monde.

En parcourant le chemin du Carême, qui nous conduit vers les célébrations pascales, nous faisons mémoire de Celui qui nous a aimés « devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2,8). Dans ce temps de conversion, nous renouvelons notre foi, nous puisons « l’eau vive » de l’espérance et nous recevons le coeur ouvert l’amour de Dieu qui fait de nous des frères et des soeurs dans le Christ. Dans la Nuit de Pâques, nous renouvellerons les promesses de notre baptême pour renaître en hommes et femmes nouveaux par l’intervention du Saint Esprit. L’itinéraire du Carême, comme l’itinéraire chrétien, est déjà entièrement placé sous la lumière de la résurrection, qui inspire les sentiments, les attitudes ainsi que les choix de ceux qui veulent suivre le Christ.

Le jeûne, la prière et l’aumône, tels que Jésus les présente dans sa prédication (cf. Mt 6, 1-18) sont les conditions et les expressions de notre conversion. Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active.

1. La foi nous appelle à accueillir la Vérité et à en devenir des témoins, devant Dieu et devant tous nos frères et soeurs.

Pendant ce temps du Carême, recevoir et vivre la Vérité manifestée dans le Christ c’est avant tout se laisser toucher par la Parole de Dieu et qui nous est transmise, de générations en générations, par l’Eglise. Cette Vérité n’est pas une construction de l’esprit qui serait réservée à quelques intelligences supérieures ou séparées. Elle est un message que l’on reçoit et que l’on peut comprendre grâce à l’intelligence du coeur ouvert à la grandeur de Dieu qui nous aime, avant que nous-mêmes en ayons conscience. Cette Vérité c’est le Christ lui-même, qui, en assumant pleinement notre humanité, s’est fait Voie – exigeante, mais ouverte à tous – conduisant à la plénitude de la Vie.

Le jeûne, vécu comme expérience du manque, conduit ceux et celles qui le vivent dans la simplicité du coeur à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image et ressemblance qui trouvent en lui leur accomplissement. En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, ceux qui jeûnent deviennent pauvres avec les pauvres et ils « amassent » la richesse de l’amour reçu et partagé. Compris et vécu de cette façon, le jeûne nous aide à aimer Dieu et notre prochain car, comme Saint Thomas d’Aquin l’enseigne, il favorise le mouvement qui amène à concentrer l’attention sur l’autre en l’identifiant à soi-même (cf. Enc. Fratelli tutti, n.93).

Le Carême est un temps pour croire, c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous (cf. Jn 14, 23). Jeûner consiste à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre coeur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur.

Première partie du message du Saint-Père pour le Carême 2021

« Si tu le veux… »

6ème dimanche du temps ordinaire

Dimanche dernier, Jésus tendait la main vers la belle-mère de Pierre afin de la relever, elle qui restait gisante. Elle a saisi cette main secourable et Jésus l’a remise debout, lui redonnant sa place et toute sa dignité d’être «  créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ».

Aujourd’hui le Christ répond à la prière du lépreux, demande pleine de respect sans revendication :« Si tu le veux, tu peux me purifier » Qui donc, à part Dieu seul, est capable de purifier de ce terrible mal qu’est la lèpre, qui vient déformer l’homme et le conduire à la mort ? Pour les anciens, cette maladie était le signe du péché qui vient abîmer la création à l’image et à la ressemblance du Créateur et qui conduit à la mort.

Jésus, en se laissant toucher par cette humble prière, portée par la foi de cet homme qui reconnaît qui Il est en vérité, répond à l’attente inespérée de ce paria. En étendant la main vers le lépreux, puis en le touchant, Jésus va au-delà de ce qui est permis afin de montrer que Dieu va bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer. En établissant ce contact physique avec le souffrant laissé pour compte, le Fils de l’homme se révèle à la fois dans sa divinité et comme Celui qui vient prendre sur lui le péché de l’homme. Tout au long de l’Evangile, les auteurs soulignent cette solidarité du Christ avec l’humanité et tout particulièrement avec les exclus de la société : publicains, prostituées, lépreux, possédés… Le Christ, avec une grande attention, vient rejoindre tous les laissés pour compte, tous les défigurés, afin de les remettre debout.

Au-delà du mal visible, se retrouve la défiguration du péché, ce qui nous empêche d’être véritablement nous-mêmes et qui nous exclut du travail de Dieu dans sa création.

En ce dimanche, des membres de notre communauté vont recevoir l’onction des malades. Dans la situation qui est la leur, dans un sentiment de faiblesse parfois renforcée par la maladie, nos frères et soeurs demandent d’être touchés par le Christ, comme dans l’Evangile. Jésus vient prendre sur Lui le poids de la souffrance pour que nous fassions l’expérience de son compagnonnage et de la force qu’Il peut nous transmettre afin que nous puissions traverser les épreuves.

Ce sacrement demandé et qui sera donné au cours de la messe de 11h, est aussi une grâce pour toute notre communauté car, pour porter les membres malades de notre corps, nous avons besoin chacun de la grâce de Dieu. Préparons notre coeur en priant les uns pour les autres afin d’être toujours renouvelés par le don de Dieu.

« Père tout puissant, éternelle guérison de ceux qui croient en toi,
nous te prions pour nos frères, éprouvés par la maladie.
Qu’ils retrouvent la santé, qu’ils reprennent leur vie normale
et qu’ils puissent, avec un coeur renouvelé, te rendre grâce dans l’assemblée
de tes fidèles.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. »

« …tu peux me purifier ».

Père Jean-Christophe VINOT

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ! »

5ème dimanche du temps ordinaire

Cette exclamation de l’apôtre Saint Paul vient retentir à nos oreilles ce dimanche. L’apôtre des nations nous redit le coeur de son appel et de cette mission qui est celle des apôtres envoyés en avant du Christ pour dire et accomplir ce que Lui a proclamé et réalisé.

Le désir de l’apôtre est de porter l’Evangile à ceux qui l’attendent, cette Bonne Nouvelle qu’il ne peut garder pour lui seul, après la rencontre avec le Christ qui a bouleversé sa vie.

Cette Bonne Nouvelle, nous y assistons en regardant l’Evangile qui nous est proposé dans cette journée à Capharnaüm. Là, Jésus guérit, relève, expulse les démons et, présent à chacun, il ne cesse, dans sa prière nocturne, de présenter tout homme à son Père.

Encore aujourd’hui, dans le « capharnaüm » de notre monde, l’Eglise demeure le signe visible, le sacrement du Salut. Nous recevons notre guérison dans les sacrements et nous participons, depuis notre baptême, à la vie du Ressuscité. Avons-nous conscience de cet Evangile, prenons-nous le temps de partager avec nos frères ce que représente cette bonne nouvelle pour nous ? Est-elle simplement une belle histoire, ou prenons-nous le temps d’accueillir le don de Dieu et de rendre grâce ?

Le Fils de Dieu plongé dans notre pâte humaine remet l’humanité debout et pour cette oeuvre de recréation, où l’homme se rend disponible à l’action de Dieu, il rend grâce dans sa prière : « Père je te rends grâce ! » Avons-nous cette capacité à entrer dans la prière du Christ, dans cette louange incessante tournée vers son Père ?

Bientôt, le temps du Carême nous sera donné comme un temps de grâce afin de retrouver le chemin qui, avec le Christ, nous conduira au Père. Préparons-nous à ce temps qui peut nous sortir de notre ordinaire et nous ouvrir à d’autres horizons où notre seule vue à long terme s’enracine dans l’espérance que le Christ est venu semer dans notre monde. Prenons le temps de nous préparer avec le Christ qui priait dans les endroits déserts afin de renouveler notre adhésion à notre baptême et de recréer en nous cette vocation à être des disciples missionnaires.

Le Christ proclamait la Bonne Nouvelle de l’accomplissement de l’Ecriture, « Aujourd’hui cette Parole s’accomplit ». Serons-nous témoins de la réalisation des promesses dans notre vie ? En vivant dans la familiarité du Christ, nous pourrons alors porter notre attention à ceux qui attendent, des frères et des soeurs sur notre route, une parole, un geste, signe de notre adhésion à la Bonne Nouvelle. Ainsi pourrons-nous découvrir que, dans cette transmission, réside la véritable joie. Alors, heureux serons-nous et encore plus ceux que nous aurons rejoints et éclairés à la suite du Christ Jésus ! Heureux sommes-nous d’être invités au repas du Seigneur ! Saurons-nous relayer cette invitation, bien sûr avec toute l’attention et la sécurité requise, en cette période troublante qui aspire à la Paix ?

« Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange :
il guérit les coeurs brisés
et soigne leurs blessures. »
(Psaume 146).

Père Jean-Christophe VINOT

Aujourd’hui écouterez-vous sa Parole ?

4ème dimanche du temps ordinaire

Le psalmiste nous interroge en ce premier jour de la semaine, comme en prolongation du dimanche de la Parole. Avons-nous pris, cette semaine, le temps de l’écoute de la Parole de Dieu, celle qui résonne avec tant de force dans l’Evangile ?

Les contemporains du Christ étaient frappés par l’autorité de sa Parole. Jésus parle, et ce qu’il dit se réalise, Il ouvre la bouche pour recréer l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu, les mots qu’Il prononce atteignent le cœur de l’homme et procure la guérison. Ce ne sont pas des paroles en l’air, c’est Dieu lui-même qui nous parle à travers tous les évènements de notre vie, nos rencontres, nos joies et nos détresses.

Les Evangélistes nous ont transmis les Paroles du Christ que les témoins ont reçues, qu’ils ont gardées dans leur mémoire et qui ont poursuivi leur chemin dans leur cœur. Après l’émerveillement et l’action de grâce pour ces paroles données au monde, est venu le temps de la maturation. Les hommes et les femmes, à travers leur vie spirituelle, ont réalisé que ces phrases n’étaient pas pour un temps et une situation particulière, mais que Dieu nous parlait aujourd’hui. Le Seigneur nous rejoint dans notre quotidien si nous prenons le temps de nous arrêter auprès de Lui.

Prenons le temps d’ouvrir nos Bibles afin de méditer ces textes qui nous ont été transmis. Bien sûr, après le temps de l’étude, il est important de nous redire que Dieu continue à nous parler : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » et que cette parole doit pouvoir porter du fruit si elle est fortement enracinée dans la bonne terre de notre vie.

La Parole de Dieu nous interroge sur nos comportements humains, comme autant de rappels, pour savoir si nous sommes dans une totale cohérence dans nos rapports à Dieu et à nos frères. Jésus parlait avec autorité, dans ce sens premier du terme, qui est une invitation à la croissance, à grandir avec la grâce de Dieu. Si le Christ réalise pleinement ce qu’Il dit par ses Paroles et dans ses actes, Il nous donnera la capacité de faire de même si nous sommes fidèles à la véritable source. La Parole est dans ton cœur et sur tes lèvres, nous rappelle l’Ecriture, afin que nous puissions exprimer ce trésor reçu, médité et qui jaillit comme une prière tournée vers le monde.

En ces temps incertains, il est précieux de pouvoir retourner à ce qui peut structurer notre vie et reconstruire notre quotidien sur les fondations que Dieu nous transmet depuis des siècles à travers les prophètes et le Verbe qui est venu planter sa tente parmi nous. Dans la continuité de la Révélation et à l’écoute de nos pères dans la Foi, soyons toujours attentifs à cette prière que nous pouvons faire nôtre afin d’être disponibles à l’action de Dieu dans nos vies.

« Écoute, Israël : tu n’auras pas d’autre Dieu que moi.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur.
Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé…
 ; » (Dt 6, 4-7).

Qu’en communion avec le Christ, notre écoute soit toujours plus attentive afin d’accueillir la Parole en acte !

Père Jean-Christophe VINOT

DIMANCHE DE LA PAROLE DE DIEU

3ème dimanche du temps ordinaire

[…] 3. J’établis donc que le IIIe Dimanche du Temps Ordinaire soit consacré à la célébration, à la réflexion et à la proclamation de la Parole de Dieu. Ce dimanche de la Parole de Dieu viendra ainsi se situer à un moment opportun de cette période de l’année, où nous sommes invités à renforcer les liens avec la communauté juive et à prier pour l’unité des chrétiens. Il ne s’agit pas d’une simple coïncidence temporelle : célébrer le Dimanche de la Parole de Dieu exprime une valeur œcuménique, parce que l’Écriture Sainte indique à ceux qui se mettent à l’écoute le chemin à suivre pour parvenir à une unité authentique et solide. […]

4. Le retour du peuple d’Israël dans sa patrie, après l’exil babylonien, fut marqué de façon significative par la lecture du livre de la Loi. La Bible nous offre une description émouvante de ce moment dans le livre de Néhémie. Le peuple est rassemblé à Jérusalem sur la place de la Porte des Eaux à l’écoute de la Loi. Dispersé par la déportation, il se retrouve maintenant rassemblé autour de l’Écriture Sainte comme s’il était « un seul homme » (Ne 8, 1). À la lecture du livre sacré, le peuple « écoutait » (Ne 8, 3), sachant qu’il retrouvait dans cette parole le sens des événements vécus. La réaction à la proclamation de ces paroles fut l’émotion et les pleurs : « Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. […] Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! » (Ne 8, 8-10).

Ces mots contiennent un grand enseignement. La Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole. Souvent, il y a des tendances qui tentent de monopoliser le texte sacré en le reléguant à certains cercles ou groupes choisis. Il ne peut en être ainsi. La Bible est le livre du peuple du Seigneur qui, dans son écoute, passe de la dispersion et de la division à l’unité. La Parole de Dieu unit les croyants et les rend un seul peuple. […]

Que le Dimanche de la Parole de Dieu puisse faire grandir dans le peuple de Seigneur la religiosité et l’assiduité familière avec les Saintes Écritures, comme l’auteur sacré enseignait déjà dans les temps anciens
« Elle est tout près de toi, cette Parole,
elle est dans ta bouche et dans ton cœur,
afin que tu la mettes en pratique »
(Dt 30, 14).

Extraits de la Lettre Apostolique « Aperuit Illis »,
30 septembre 2019, du pape FRANÇOIS

« Parle, Seigneur, ton serviteur écoute »

2ème dimanche du temps ordinaire

Dans notre vie, le Seigneur ne cesse pas de s’adresser à nous. En sommes-nous pleinement conscients ? Dans l’Ecriture, nous entendons de nombreux récits de vocations, d’appels à suivre le Seigneur, à se laisser guider, dérouter, conduire vers des horizons nouveaux. Pas plus que le jeune Samuel, dans le silence de la nuit, nous ne sommes habitués à entendre une voix qui nous conduit tout d’abord à nous interroger : est-ce bien à moi que l’on s’adresse ? Puis à se mettre en route afin de pouvoir clarifier le message auprès de celui qui pourra m’accompagner.

Pour beaucoup d’hommes et de femmes, il n’y a pas eu de voix venue du ciel mais la conviction intime que telle ou telle Parole de Dieu résonne en moi comme une interrogation pour ma propre vie. Dieu vient toujours nous chercher là où ne nous y attendions pas. Parfois, c’est comme une fulgurance, un coup de foudre, où la personne concernée laisse tout pour suivre Jésus ; le plus souvent c’est un chemin laborieux où nous risquons de refuser l’évidence.

« Venez et vous verrez », telle est la Parole du Christ adressée aux disciples de Jean le Baptiste, sur la rive du lac de Tibériade. Telle est cette Parole qui accompagne notre vie, tout particulièrement depuis notre baptême, depuis ce jour où nous sommes entrés dans cette relation personnelle à notre Seigneur.

Dieu parle toujours aux hommes, mais il convient pour cela d’entrer dans une attitude d’écoute et de redécouvrir peut-être la vertu du silence au cœur de notre grande métropole. Parfois le silence nous effraie, comme un vide insupportable qu’il faut à tout prix remplir par des sons, des écrans ou de l’agitation. Acceptons-nous de nous arrêter afin de disposer tout notre être à cette rencontre ? Pour certains, la crise sanitaire a permis de revisiter les ordres de priorité, de faire des choix, de revenir à l’essentiel dans les relations humaines et dans notre rapport à Dieu. Nous avons retrouvé le chemin de la prière en écoutant la Parole de Dieu. Quel message pour moi aujourd’hui ? Comment ce passage de l’Ecriture m’invite-t-il à reconsidérer mon existence et à me laisser modeler par l’action de l’Esprit Saint ?

Si Dieu nous parle aujourd’hui comme hier, il nous faut pouvoir vérifier cet appel afin de ne pas demeurer dans le subjectif. Pour cela, il convient de sortir de ce rapport parfois trop fréquent entre le moi et mon Dieu. C’est par l’accompagnement spirituel, la participation à un groupe d’échange et d’approfondissement, que nous pourrons véritablement formuler la réponse que Dieu attend de nous. Sortons de nos solitudes pour, en Eglise, accueillir la Parole de Dieu dans l’écoute attentive, le partage fraternel et la prière commune. Tout cela, nous sommes, bien sûr, appelés à le vivre et à le déployer en nous dans chaque Eucharistie.

Alors, avec le psalmiste, nous pourrons mettre en pratique ces paroles :
« Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais.
J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.
 » Psaume 39

Père Jean-Christophe VINOT

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Confessions

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Chapelet

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Pendant le mois d’octobre, prière du chapelet à 11h30 tous les vendredis.

En cas de coquille ou d’omission, veuillez nous contacter.

Horaires et contacts pour le catéchisme et les sacrements

Catéchisme 2020-2021

Éveil à la foi

1 fois par mois durant la messe des familles, en partie à l'église, au début et à la fin de la messe et dans une salle toute proche de l'église.

Catéchisme

Du CE1 au CM2 - Catéchisme le samedi matin, de 10h à 11h15. De 10h à 11h par groupes de niveau chacun dans sa salle puis de 11h à 11h15, dans l'église, avec le prêtre.

Catéchèse pour un jeune ayant un handicap
Pour une demande de sacrement ou de catéchisme, quel que soit l’âge : service.handicap@diocese-paris.net (01 78 91 91 46). Informations sur www.paris.catholique.fr/handicap.

Catéchèse pour un jeune sourd ou malentendant
Pour une demande de sacrement ou de catéchisme, quel que soit l’âge : contacter Agnès Khouas-Petit, sourds.catholiques@diocese-paris.net). Informations sur www.sourds.paris.catholique.fr.

Inscriptions

Les inscriptions peuvent se faire tout au long de l'année.
Mais les inscriptions 2020 - 2021 commenceront à partir du samedi 5 septembre 2020.

Accueil de l'église, bureau situé juste à l'entrée de l'église au 185 rue du Château des Rentiers 75013 Paris.
De 9h à 12h30 et de 14h à 18h30, en semaine.

Rentrée

Tous les niveaux feront leur rentrée le samedi 12 septembre 2020 à 10h.

Contact

Père Jean-Christophe Vinot

Préparation aux Sacrements

Préparation au baptême des enfants du catéchisme non encore baptisés, 1 fois tous les 15 jours tout au long de l'année.
Préparation à la 1ère Communion, 4 séances d'une d'initiation à la messe, 4 vendredis de suite à 17h.
Contact : Père Jean-Christophe Vinot

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Activités pour les jeunes 2020-2021

Préparation aux Sacrements

Préparation au baptême des enfants du catéchisme non encore baptisés, 1 fois tous les 15 jours tout au long de l'année.
Préparation à la 1ère Communion, 4 séances d'une d'initiation à la messe, 4 vendredis de suite à 17h.
Contact : Père Jean-Christophe Vinot

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Adresse

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