Cet été, « rendez grâce en famille »

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Anne Mayol, coordinatrice de la Pastorale des familles pour le diocèse de Paris
D.R

P.N.-D. – L’été est synonyme de pause dans la routine familiale. La vie spirituelle doit-elle s’arrêter pour autant ?

Anne Mayol – Notre vie spirituelle, c’est notre vie intérieure. Elle est partie intégrante de la vie de l’homme. Été ou pas, l’important est donc de ne pas considérer cette vie spirituelle comme une activité cloisonnée de notre quotidien mais bien comme une dimension inscrite dans tout notre être, quels que soient le rythme ou les événements de notre vie.

P.N.-D. – Quels sont, justement, les avantages que l’été nous donnent pour animer cette vie de foi ?

Anne Mayol – C’est un moment précieux où on peut prendre son temps. Le cadre géographique change le plus souvent, les contraintes horaires aussi. On est plus libre dans notre programme, on cumule moins de stress. C’est aussi le temps des retrouvailles familiales et amicales. Tout cela est propice à une nouvelle ouverture spirituelle en famille. On va pouvoir expérimenter que notre vie de foi peut (doit) dépasser le cadre habituel – essentiel néanmoins – : messe paroissiale, catéchisme, prière du soir. Sortis de la routine, on va découvrir autrement la présence de Dieu au cœur de nos vies, se (re)poser cette question : qu’est-ce qui ensemence mes journées ?

P.N.-D. – Comment les enfants peuvent ils nous y aider ?

Anne Mayol – Les enfants eux-mêmes sont nos guides : leur spontanéité et leur capacité à s’émerveiller sont un axe de vie spirituelle tout trouvé ! Se mettre à l’écoute de leurs réactions, de leurs émotions, profiter de leurs questions, seront autant d’occasions de se dire en ensemble : « Le Seigneur est bien là » ; de rendre grâce aussi pour la création. Constater ensemble que ce que Dieu a créé est fantastique, c’est rendre au Créateur ce qui lui appartient, c’est se recentrer sur Lui. Et tous nos petits actes quotidiens peuvent en être l’occasion. Même les moments de « discorde ». Une bagarre est une occasion de réaliser avec nos enfants que le chagrin – dû à une perte, matérielle ou affective – est aussi un lieu de transformation. Si nous, adultes, réagissons face à ces chagrins par l’amour, en prenant le temps de la consolation, en enseignant le pardon, la confiance réciproque se consolide. Notre vie spirituelle s’inscrit là aussi.

P. N.-D. – Avez-vous des outils à proposer aux parents  ?

Anne Mayol – On peut utiliser de multiples supports, en ayant bien à l’esprit que nourrir sa vie spirituelle sera plus une question de qualité que de quantité. Pour ceux qui restent en ville et notamment à Paris, je pense au livret Je visite Notre-Dame de Paris, conçu pour les enfants par l’association « Les trésors de Paris » [1]. Visiter une cathédrale, c’est typiquement une occasion de s’émerveiller du génie et des différents savoir-faire de l’homme, mis au service de la gloire de Dieu. Le site du Service de la catéchèse propose aussi de nombreux supports. On peut notamment utiliser le calendrier 2012 « Chaque jour avec Dieu » [2], qui propose un commentaire de l’évangile du dimanche adapté pour un dialogue et une prière en famille. • Propos recueillis par Laurence Faure

[1Disponible en librairie religieuse. Plus d’infos sur www.cateparis.com

[2Disponible en librairie religieuse. Plus d’infos sur www.cateparis.com

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