26e Journée du malade à Notre-Dame : « Que le Seigneur vous réconforte par cette onction sainte »

Ce dimanche 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, vingt personnes ont reçu le sacrement des malades des mains du nouvel archevêque de Paris, entourées des représentants des institutions et associations de la Pastorale de la santé. Une cérémonie riche en émotion.

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L’archevêque fait une onction avec l’huile des malades sur chaque personne demandant le sacrement des malades.
© Mathilde Rambaud

En ce dimanche 11 février, 26e Journée mondiale du malade, les lectures n’auraient pu être mieux choisies que celles proposées par la liturgie : l’évangile du lépreux guéri par Jésus. « La Providence a fait que les textes du jour nous touchent particulièrement », reconnaît dans un sourire le P. Alain Gambart, vicaire épiscopal en charge de la Pastorale de la santé. Alors que l’Église fête les 160 ans des apparitions de Lourdes et qu’un 70e miracle est officiellement reconnu, le diocèse de Paris se réunit autour de Mgr Michel Aupetit, et de Mgr Thibault Verny, vicaire général en charge de la Pastorale de la Santé, en la cathédrale Notre-Dame, pour prier pour ses malades, présents mais surtout absents.

Dans une ambiance très solennelle, après une première lecture lue par une bénévole de l’association Voir Ensemble, l’archevêque de Paris s’adresse aux malades et fidèles présents : « Croyons-nous que le Seigneur puisse nous guérir et nous sauver ? Avons-nous la foi ? C’est bien le Christ qui vient lui-même vous toucher et vous donner sa joie et, s’il le veut, la guérison. »

Sur les vingt fidèles âgés de 35 à 75 ans qui s’approchent alors de l’autel pour recevoir le sacrement des malades des mains de Mgr Michel Aupetit, ancien médecin, quatorze souffrent de surdité. « La personne malade est aussi celle qui souffre d’un handicap, rappelle le P. Stéphane Gravereau, responsable diocésain de la Pastorale des personnes handicapées. Ce n’est pas seulement celle qui est hospitalisée, mais c’est aussi la personne isolée. » Trois traductrices en langue des signes sont présentes, dont deux pour les personnes souffrant également de cécité et qui nécessitent une traduction particulière, directement dans la main.

À l’appel de leur prénom, les vingt malades s’avancent tour à tour pour s’aligner devant l’archevêque qui, après leur avoir imposé les mains à chacun, dans un silence absolu et recueilli, les oignent de l’huile des malades, sur le front et les mains, en répétant cette prière : « Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tout péché, qu’il vous sauve et vous relève. »

Le P. Alain Gambart atteste : « l’Église priante a vraiment porté ses malades dans la prière ce soir. Nous avons vécu ensemble, dans la foi et l’amour, ce geste puissant de l’imposition des mains par l’archevêque, image même de la compassion du Christ qui se porte sur chaque personne souffrante ». Marie-Cécile, jeune quarantenaire, tout de bleu vêtue, témoigne : « C’était un moment de grâce et de grande joie. On se remet entre les mains du Seigneur, confiant en sa grâce… et en celle de Marie ! » Christophe, 58 ans, était encore sous le coup de l’émotion : « Lorsque j’ai reçu l’onction, j’ai pleuré de joie et j’ai eu une pensée pour tous les malades que je connais. Ce sacrement est pour nous un soutien pour nous aider à continuer à avancer. »

Mathilde Rambaud


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- Lire l’homélie de Mgr Michel Aupetit.

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