À la (re)découverte de saint Marcel

St-Marcel (13e) célèbre son saint patron le dimanche 17 novembre. L’occasion de (re)découvrir le message très actuel de cet évêque du Ve siècle, un protecteur trop méconnu de Paris.

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La châsse des reliques de saint Marcel, à gauche du choeur.
© Céline Marcon

La façade en verre et en forme de triangle de l’église St-Marcel frappe par sa modernité. On n’imagine pas au premier abord à quel point l’emplacement de cet édifice, construit en 1966, est chargé d’histoire. Car c’est le lieu de l’installation d’une des premières communautés chrétiennes de la région parisienne, au Ve siècle après Jésus-Christ. Une figure a beaucoup œuvré pour l’évangélisation de cette zone, située à l’époque en dehors de Paris : saint Marcel. Ce neuvième évêque de Paris, dont la date de naissance est incertaine, est mort en 436. Très populaire à son époque, il est aujourd’hui méconnu de la plupart des Parisiens. Il est pourtant l’un des trois saints patrons de Paris, avec saint Denis et sainte Geneviève.

Proche des plus fragiles

Le P. Franck Souron, curé de St-Marcel, œuvre à la reconnaissance de ce saint. Ainsi, il a mis davantage en valeur la châsse des reliques de saint Marcel, la seule qui ait été conservée aujourd’hui, en la plaçant dans une vitrine sur un autel dans la chapelle Saint-Marcel, à gauche du chœur. Autour d’elle, quatre patchworks représentent des miracles de saint Marcel, comme la transformation de l’eau en vin. La légende la plus célèbre raconte qu’il aurait terrassé d’un simple coup de crosse ou d’étole un dragon, symbole du Mal, qui terrorisait une femme “de mauvaise vie”. D’autres légendes rapportent qu’il aurait guéri des personnes malades, en particulier un prêtre.

Depuis sa fondation, la paroisse se focalise beaucoup sur l’accueil des plus fragiles, comme les personnes malades et les immigrés. C’est en quelque sorte un héritage de saint Marcel, comme l’explique le P. Franck Souron : « C’est le seul évêque des premiers siècles après Jésus-Christ qui est issu d’un milieu populaire. D’où sa grande proximité avec les plus pauvres, auxquels il apportait une aide concrète. Il avait un réel souci de l’annonce de l’Évangile, de l’accueil de l’autre, et en particulier de ceux qui se trouvaient aux marges de la société. » Saint Marcel et sainte Geneviève (423-502) sont tous les deux proches des plus pauvres et très liés puisque pendant des siècles il y a eu une procession avec leurs reliques respectives. Saint Marcel n’avait plus été associé à cette tradition ces dernières années. Il l’est à nouveau depuis cette année et le sera aussi le dimanche 5 janvier prochain, au cours d’une procession entre St-Étienne du Mont (5e) et N.-D. de Paris. Un pas important pour faire connaître saint Marcel. Une brochure sur lui est aussi en préparation. Et le P. Franck Souron de conclure : « Nous devons, nous les Parisiens d’aujourd’hui, entretenir la mémoire de ce Père dans la foi, qui est resté fidèle à Paris toute sa vie. Cela ne signifie pas simplement reconnaître ce patronage, mais vivre de son charisme pastoral fondateur, de son intercession paternelle, dans la mission aujourd’hui à Paris. » • Céline Marcon

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