Des petites fraternités au cœur des paroisses

Une session nationale de formation pour les animateurs de cellules paroissiales l’évangélisation s’est déroulée du vendredi 11 au dimanche 13 mars, à St-Pierre du Gros-Caillou (7e). Témoignages sur cette méthode qui dynamise les paroisses.

Il y a quatre ans, des fidèles de N.-D. du Travail (14e) se sont lancé un défi : monter des cellules paroissiales d’évangélisation. Aujourd’hui, il en existe treize, composées de cinq à douze personnes. Elles se réunissent une fois par semaine, pendant près d’une heure et demie, souvent au domicile de l’un de leurs membres. « Elles ont
bouleversé notre paroisse, affirme sans détour le curé, le P. François Potez. Elles l’ont rendue davantage ouverte. Certaines personnes, qui auparavant venaient à la messe le dimanche et rasaient les murs, ou certaines qui n’étaient pas pratiquantes, sont aujourd’hui actives au sein de notre paroisse et osent davantage témoigner de leur foi à leur entourage. »

Une sorte de famille

Comme à N.-D. du travail, ces petites communautés stimulent la vie des paroisses dans le monde entier. Elles font partie d’un mouvement international qui a développé une pédagogie structurée, inspirée du livre des Actes des Apôtres, et expliquée en détail dans des livres et DVD. Un déroulé-type est proposé pour les rencontres : chant et prière de louange, partage, enseignement du curé de la paroisse (par message audio ou vidéo), annonces, prière d’intercession, prière de guérison. « C’est une sorte de famille. C’est convivial et fraternel », se réjouissent
Marc et Patricia L’hirondel. Ce couple s’est lancé dans cette aventure, à Ouistreham (Calvados). « C’est un
lieu de croissance spirituelle qui a poussé plusieurs personnes à assumer une mission dans notre paroisse, comme le catéchisme. »

Multiplication

À première vue, ces petites communautés semblent ressembler à de nombreuses autres fraternités qui font grandir la foi grâce à l’enseignement, la prière et le partage fraternel. Elles ont, cependant, une spécificité :
chaque participant est appelé à inviter des personnes dans son groupe, à n’importe quel moment de l’année.
Et lorsque les membres d’un groupe sont trop nombreux, certains d’entre eux doivent créer une autre cellule. Celle-ci « n’atteint ses objectifs que si elle continue à conserver de petites dimensions, en se reproduisant constamment, comme les organismes cellulaires », est-il écrit dans un fascicule. « Un ami québécois m’a dit que la joie d’accueillir de nouveaux frères et soeurs doit être plus grande que la joie d’être toujours ensemble », raconte le P. Mario Saint-Pierre, un des responsables de l’association Cellules-France. Pour Monique Fossembas, habitante de Sanary-sur-Mer (Var), les cellules ont constitué une étape décisive dans son chemin de conversion,
il y a une vingtaine d’années. Elle continue encore aujourd’hui de faire partie de ce mouvement. « Je suis témoin de magnifiques conversions, des changements de vie et de la joie de partager sa foi. » • Céline Marcon

HISTORIQUE
Le système des cellules paroissiales d’évangélisation est né dans une église pentecôtiste à Séoul (Corée du Sud), dans les années 1980. Il a ensuite été adapté pour les catholiques à Miami (États-Unis), avant d’être introduit en Europe, à Milan (Italie), en 1987. Aujourd’hui, il existe plusieurs dizaines de milliers de cellules dans le monde. Le Vatican a émis un décret de reconnaissance définitive de cette méthode le 15 avril dernier. En France, en 2016, on compte environ trois cents cellules, dans une cinquantaine de paroisses, dont quatre à Paris : St-Pierre du Gros-Caillou (7e), N.-D. du Travail (14e), St- Ferdinand des Ternes (17e) et St-Michel des Batignolles (17e). • Association Cellules-France : 06 65 76 43 04 ; cellules.france @gmail.com ; www.cellulesevangelisation. org

Article de Paris Notre-Dame – 31 mars 2016

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