« Dieu peut apporter à tous une guérison intérieure »

À l’approche de la Journée mondiale des malades, le mardi 11 février, le P. Jean-Baptiste Auberger, franciscain et aumônier dans le groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière (13e), nous explique comment Dieu peut guérir les hommes.

Sacrement des malades donné par le P. Gilles Annequin à l'occasion de la Journée mondiale des malades, en 2011.
Sacrement des malades donné par le P. Gilles Annequin à l’occasion de la Journée mondiale des malades, en 2011.
© Yannick Boschat

P. N.-D. – Que nous dit la Bible sur la guérison ?

P. Jean-Baptiste Auberger – Les miracles de guérisons qu’elle évoque manifestent la gloire de Dieu et montrent que la mission du Christ est de délivrer l’homme du mal. Ils révèlent la condition indispensable à tout miracle, comme dans l’épisode avec le lépreux (Mc 1, 40-45) : la foi. On constate aussi que Dieu apporte souvent la guérison spirituelle avant celle physique, comme si cette première étape était nécessaire avant la deuxième.

P. N.-D. – Comment peut-on combattre une maladie ?

P. J.-B. A. – Il est normal de rechercher tous les moyens de guérir physiquement, avec l’aide de la médecine, mais cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix. Ce n’est parce que la science est capable de faire une chose qu’elle doit le faire. On doit se poser la question : est-ce que cela contribue au respect de la personne humaine ? L’homme ne pourra jamais empêcher le corps humain d’avoir des failles et il doit accepter cette réalité, si difficile soit-elle. Face à une maladie, Dieu n’apporte pas forcément la guérison physique. Cependant, il peut opérer une guérison intérieure dans le cœur de chacun.

P. N.-D. – Qu’est-ce que la guérison intérieure ?

P. J.-B. A. – Il s’agit d’une certaine pacification intérieure par l’acceptation de ses propres faiblesses ; ce qui permet un véritable accomplissement de l’être humain par la prise de conscience que le péché représente davantage une lèpre intérieure que la maladie. Sur notre terre, c’est contre le péché que nous devons avant tout lutter. Cette démarche est difficile car elle nécessite de surmonter sa colère face à une maladie et d’accepter de vivre avec elle. De reconnaître que l’homme ne maîtrise pas tout dans la vie et qu’il doit s’en remettre à la volonté Dieu. J’ai vu un certain nombre de personnes qui se sont engagées, à la suite d’une maladie, sur ce chemin de conversion spirituelle. Il leur a permis de se réconcilier avec elles-mêmes et d’accueillir avec une plus grande compassion les faiblesses d’autrui, par exemple en pardonnant à un ami.

P. N.-D. – Qu’est-ce que les chrétiens peuvent apporter aux personnes malades ?

P. J.-B. A. – Par notre présence et notre prière, nous pouvons leur apporter du réconfort et les aider à puiser en elles-mêmes de la force pour affronter la maladie. Avec les autres membres de l’aumônerie du groupe hospitalier de la Pitié- Salpêtrière (13e), nous portons chaque jour, pendant la messe, les malades et leurs familles dans notre prière. Souvent les personnes visitées gratuitement nous témoignent qu’elles sont touchées par notre action. • Propos recueillis par Céline Marcon

PRIER AVEC ET POUR LES MALADES

C’est un jour de communion avec les personnes malades. La 22e Journée mondiale des malades aura lieu le mardi 11 février sur le thème « Foi et charité ». La rencontre diocésaine dans la basilique N.-D. des Victoires (2e) débute à 11h par une conférence sur le thème « Sur un chemin de confiance : “Qui s’est montré le prochain de cet homme ?” (Lc 10, 36) », donnée par Jean-Louis Bavoux, docteur et diacre, et se poursuit à 12h15 avec une messe célébrée par Mgr Renauld de Dinechin, évêque auxiliaire. • C. M.
Adresse : place des Petits-Pères (2e). Pastorale de la santé : 01 78 91 91 76 ; psante@diocese-paris.net

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