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Quand les Parisiens prient Notre-Dame de Fatima

Au mois de mai, les catholiques sont invités à prier plus spécialement la Vierge Marie. À cette occasion, Paris Notre-Dame inaugure une série mariale. Pour ce premier volet, découvrez Notre-Dame de Fatima, apparue il y a cent ans au Portugal.

L e 13 mai 2017, cent ans jour pour jour après leur première rencontre avec la Vierge Marie, Jacinthe et François Marto seront canonisés par le pape François au Portugal. Une première pour des enfants non martyrs. Frère et sœur, ces simples bergers avaient 7 et 8 ans lorsqu’ils ont vécu une expérience surnaturelle, avec leur cousine Lucie dos Santos : la Vierge Marie leur est apparue, à six reprises, dans des champs près de Fatima, au centre du Portugal. N’était-ce pas un message d’espérance envoyé au monde en pleine Première guerre mondiale ? Ce sentiment fut partagé par de nombreux fidèles.
Aujourd’hui encore, le sanctuaire de Fatima attire, chaque année, près de cinq millions de pèlerins venus du monde entier. Si le contexte de 2017 est bien différent de celui de 1917, pour le P. Nuno Aurelio, recteur du sanctuaire diocésain de N.-D. de Fatima-Marie Médiatrice (19 e ), le message de Notre-Dame à Fatima est brûlant d’actualité parce qu’il « touche à l’essentiel de l’Évangile et nous conduit à une meilleure compréhension de l’amour de Dieu ». Quelle est la spécificité de ce message ? « Il met la Sainte-Trinité au centre, explique le P. Aurelio. Il appelle à se tourner vers Dieu, si riche de miséricorde, par la prière, la conversion et l’acte de réparation pour les péchés. Dieu donne aux hommes la possibilité de réparer les dégâts du mal. Il ne nous laisse pas tomber, il a confiance en nous. » La Vierge Marie a demandé aux trois bergers en particulier de prier pour la conversion des pécheurs, de se sacrifier pour eux : « Sr Lucie dos Santos a précisé que ce sacrifice signifiait non pas souffrir pour souffrir, mais renoncer à soi-même par amour de Dieu et du prochain », explique le P. Aurelio.

En cette année anniversaire, près d’une dizaine de paroisses parisiennes organisent un pèlerinage à Fatima, au Portugal. Toutefois, on peut célébrer le centenaire des apparitions sans prendre l’avion. Le métro amène jusqu’à « un petit morceau de Fatima à Paris », comme le nomme le P. Aurelio : N.-D. de Fatima-Marie Médiatrice, le seul sanctuaire dans une capitale européenne dédié à Notre- Dame de Fatima. Confié depuis 1988 à la communauté portugaise et fort de plus de 1000 fidèles, il a pour mission de prier pour Paris. Son histoire est intime- ment liée à la Vierge Marie : le cardinal Emmanuel Suhard, alors archevêque de Paris, l’a fait construire, dans les années 1950, pour la remercier d’avoir exaucé son vœu, formulé en 1944, de protéger la capitale de la destruction.
Exceptionnellement, le Saint-Père a accordé à ce sanctuaire une année jubilaire, du 8 décembre 2016 au 8 décembre 2017. Pendant toute cette période, particuliers ou groupes peuvent suivre un parcours jubilaire - composé par quatre stations à l’intérieur de l’église - pour obtenir l’indulgence plénière. Le P. Aurelio invite aussi chacun à participer aux traditionnelles veillées de prière à Notre-Dame de Fatima qui ont lieu, chaque année, tous les 12 d u mois, de mai à octobre, en mémoire des apparitions de Marie qui, de mai à octobre 1917, au Portugal, s’est manifestée le 13 du mois.

Situées à proximité de N.-D. de Fatima, les paroisses N.-D. de La Croix (20 e ) et Cœur eucharistique de Jésus (20 e ) organisent, avec le mouvement Pour l’unité, un pèlerinage jubilaire le samedi 13 mai, qui aura pour point d’orgue une veillée de prière à N.-D. de Fatima (voir encadré). Pourquoi cette démarche ? « Nous voulions honorer le centenaire des apparitions et faire connaître le message de Notre-Dame de Fatima dont la portée dépasse les frontières du Portugal et que les Parisiens connais sent mal », explique le P. Simon Chouanard, curé du Cœur eucharistique de Jésus (20 e ). La procession aux flambeaux sera un des moments forts de ce pèlerinage. L’occasion, pour le P. Chouanard et les autres pèlerins, d’exprimer publiquement leur foi « de façon fervente et paisible ». • Céline Marcon

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