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S’abandonner dans la prière du rosaire

Notre-Dame du Rosaire est fêtée le 7 octobre. Durant ce mois, le rosaire est ainsi davantage médité dans les paroisses parisiennes. Reportage, à N.-D. du Rosaire (14e), sur cette prière à la fois simple, exigeante et apaisante.

Progressivement, au fur et à mesure des répétitions des « Je vous salue Marie », leurs voix bercent l’assemblée, semblant l’envelopper d’un voile de douceur. Ce samedi après-midi, dans l’église Notre-Dame du Rosaire (14e), une trentaine de fidèles, principalement des femmes, méditent le rosaire. Certains égrènent, debout, entre leurs doigts, un chapelet. D’autres sont à genoux. Cette forme de prière répétitive est exigeante. Pendant trois heures, l’assemblée enchaîne quatre chapelets. Chaque dizaine de « Je vous salue Marie », précédée d’un « Notre Père » et suivie d’un « Gloire à Dieu », est consacrée à la méditation d’un passage d’Évangile de la vie du Christ et de la Vierge Marie. Ces extraits sont répartis en quatre « mystères » : joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. Parfois, une personne prend le micro, par exemple pour lire des intentions pour le monde. Aujourd’hui, elles sont dédiées à la famille et aux enfants.

Dans le chœur, la Vierge Marie veille sur les priants. Elle est représentée sur une icône devant l’autel et aussi dans le cadre d’une grande sculpture où elle donne un chapelet à saint Dominique : cette scène rappelle le jour où, en 1214, ce religieux a reçu, lors d’une apparition, la prière du rosaire. Tirant son nom du mot latin rosarium – désignant « la guirlande de roses », qui couronne souvent la Vierge Marie dans ses représentations –, elle s’est vraiment développée au XVe siècle grâce à la méditation du bienheureux Alain de La Roche. Aujourd’hui, dans le monde entier, elle compte de nombreux adeptes. Elle est récitée à Notre-Dame du Rosaire depuis 2009, à la suite d’une demande de paroissiens. Le curé, le P. Gérard Boët, explique son sens : « Ce temps de méditation est une manière de redevenir un enfant dans les bras de Marie, de se laisser porter par celle qui conduit vers le Christ. Il nécessite de s’abandonner. »

Paix intérieure

Vers 17h, Marie-Solange se dirige vers la sortie de l’église, avec un sourire lumineux : « Le rosaire me donne la paix, la joie et la confiance en Dieu. Il me met à l’école de la Vierge Marie », confie cette femme qui, depuis un voyage à Lourdes il y a cinq ans, récite tous les jours le chapelet. « C’est une prière simple, non intellectuelle, qui part du fond de l’âme. J’aime prier Marie car elle m’a obtenu beaucoup de grâces », renchérit Monique, responsable d’une Équipe du rosaire (mouvement international de laïcs) dans le 14e arrondissement. Yolande, animatrice du rosaire dans la paroisse, témoigne aussi de ce qu’elle vit pendant ces temps de prière : « De nombreuses personnes y ont reçu une grâce. Personnellement, j’y reçois une paix intérieure, un apaisement par rapport à l’égoïsme et la violence que je ressens dans la société actuelle. Par l’action de l’Esprit Saint, Marie m’y tend la main pour m’amener vers son Fils. C’est un moment où j’appréhende davantage le mystère de Dieu et je Lui transmets mon amour. » • Céline Marcon

Où prier le chapelet ou le rosaire ?

- Les propositions des paroisses de Paris.

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