Le baptistère de Saint-Jean-Baptiste de Belleville (19e)
Tourné vers l’espérance de la Résurrection.
À l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville, le baptistère occupe une place inattendue. Il ne se trouve ni à l’entrée, ni à l’écart, mais dans le chœur, entre l’autel et la croix, juste avant ce que l’on appelle l’espace eschatologique, tourné vers l’accomplissement et la résurrection.
Ce choix surprend, car il rompt avec la tradition ancienne qui faisait du baptême un seuil, un passage situé aux marges de l’église. Ici, au contraire, le baptistère est placé au plus près du mystère célébré, comme pour rappeler que le baptême n’est pas seulement une porte d’entrée, mais une réalité qui conduit immédiatement au cœur de la foi chrétienne.
Entre l’autel — lieu de l’Eucharistie — et la croix — signe du don total du Christ — l’eau baptismale se tient comme un lien. Elle unit la naissance à la vie chrétienne et son accomplissement ultime. Le baptisé est ainsi placé d’emblée dans un mouvement qui va de la vie reçue à la vie offerte, de l’eau au sacrifice, du temps présent à l’espérance de la résurrection.