Le baptistère de Saint-Louis en l’Île (4e)

À la lumière du baptême du Christ.

La chapelle des fonts baptismaux, de Saint-Louis en l’Île, est prévue dès la construction de l’église au XVIIe siècle, à l’entrée de l’édifice.

Aujourd’hui son décor n’est plus celui d’origine, et témoigne de l’activité intense de l’abbé Bossuet qui, après la Révolution, achète de nombreuses œuvres pour orner l’église.

Le baptistère est intégré à une chapelle délimitée architecturalement, ce qui permettait d’isoler le rite tout en le maintenant dans le parcours liturgique de l’église. Cette disposition reflète une évolution par rapport aux grands baptistères autonomes du Moyen Âge, au profit d’un espace plus réduit, mais clairement identifié.

Cette lisibilité est confortée par la présence d’un tableau représentant le baptême du Christ. Après le concile de Trente, l’Église cherche à rendre chaque élément de l’espace liturgique et chaque programme iconographique parfaitement lisible, afin que le fidèle comprenne plus clairement le sens et l’action de chaque rite. La chapelle des fonts baptismaux de Saint-Louis en l’Île en est l’une des illustrations.

Vers le baptême
Vers le baptême