« Le monde ne trouvera pas la paix sans la miséricorde de Dieu »

Comme tous les ans depuis l’an 2000, le dimanche suivant le dimanche de Pâques célèbre, dans le monde entier, la Divine Miséricorde de Dieu. L’occasion, pour le P. Christophe Hermanowicz, curé de St-Jacques-St-Christophe (19e) de revenir à la source du catholicisme : la foi et la confiance en Dieu. Un message qui résonne de façon toute particulière dans un contexte de crise protéiforme.

Le P. Christophe Hermanowicz est prêtre de la Société de l'apostolat catholique des pères pallottins, congrégation qui a porté la cause en béatifi cation de Sr Faustine Kowalska. Il est curé de St-Jacques-St- Christophe (19e).
Le P. Christophe Hermanowicz est prêtre de la Société de l’apostolat catholique des pères pallottins, congrégation qui a porté la cause en béatifi cation de Sr Faustine Kowalska. Il est curé de St-Jacques-St- Christophe (19e).
© D.R.

Paris Notre-Dame – En 2000, le pape Jean-Paul II consacre, le dimanche suivant Pâques à la Divine Miséricorde. Pourquoi ?

P. Christophe Hermanowicz – Peu après son arrivée au siège de saint Pierre, Jean-Paul II publie, en 1980, une encyclique sur la miséricorde divine, Dives in misericordia. Vingt ans plus tard, il canonise Sr Faustine Kowalska et institue le dimanche de la Divine Miséricorde en suivant le désir de Jésus communiqué, lors de ses apparitions, dans les années 1930, à Sr Faustine. Jésus lui donnait plusieurs indications : celle de peindre un tableau selon ce qu’elle voyait et celle d’instituer une fête de la miséricorde, le dimanche après Pâques. Pendant la guerre, plus de 2500 prêtres catholiques ont été déportés à Dachau (Allemagne). Ils subissaient notamment des expériences médicales, les nazis cherchant un remède contre le paludisme qui pourrait remplacer le traitement à base de chloroquine. Ils mouraient par centaines. Mais tous priaient le chapelet de la miséricorde divine. Cette prière leur permettait de rester dans la paix. Beaucoup des survivants sont arrivés en France et ont désiré faire connaître cette dévotion.

P. N.-D. – Pourquoi instituer cette fête le dimanche après Pâques ?

C. H. – Le dimanche après Pâques est le dimanche où Jésus apparaît à ses disciples. Et où Thomas se montre incrédule, annonçant ne pas vouloir croire s’il ne met pas ses doigts dans les plaies du Christ. Thomas signifie « jumeau ». Le jumeau de Thomas, c’est chacun de nous. Comme lui, nous n’avons pas assez confiance en la miséricorde de Dieu qui est plus forte que notre péché. Il y a dans cette fête liturgique une invitation à croire en cette résurrection qui peut sauver le monde. Une invitation à la confiance et à tout remettre dans les mains de Dieu, y compris tous nos doutes, toutes nos incompréhensions. La miséricorde c’est cela : la foi qui nous sauve de notre misère.

P. N.-D. – Que peut-elle nous dire à nous aujourd’hui ?

C. H. – « L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde », écrivait Sr Faustine dans son Petit Journal en reprenant les paroles du Christ.La source de cette crise, de tout péché, est notre éloignement de la foi. La miséricorde nous invite à revenir au Christ pour guérir toute situation. À nous attacher aux promesses du Seigneur. On peut tout perdre. Mais quand on perd la foi, on perd tout automatiquement. Dieu guérit les cœurs attristés, touche les blessures de notre temps. La miséricorde est là pour tout guérir. Sr Faustine a pleuré en voyant le tableau mais Jésus lui a confié que la beauté de la miséricorde divine ne résidait pas dans le tableau mais dans le message délivré. Ce Jésus qui fait le premier pas, toujours, pour venir nous chercher. Et qui nous montre la source de son cœur.

Propos recueillis par Isabelle Demangeat @LaZaab

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