Don de gamètes

Peut-on interdire à un enfant l’accès à ses origines biologiques ?

En soi, la procréation par don de gamètes n’est pas anodine ! De plus, le principe d’anonymat du don de gamète empêche un enfant de connaître son père ou sa mère biologique. Nul ne peut nier l’importance de ce lien biologique. Connaître ce lien n’effacera pas le préjudice subi. Il répondra néanmoins à une attente forte d’enfants désormais adultes, pour connaître leurs origines. Nous ne pouvons plus faire comme si le don de gamètes n’avait aucune conséquence pour l’enfant.

Qu’est-ce qui est en jeu ?
Comme pour le don de sang ou d’organes, le principe de l’anonymat est appliqué au don de gamète. Pourtant, ce don a une vocation spécifique et unique : la procréation d’un nouvel être humain. Cette distinction essentielle n’a jamais été pleinement prise en considération. Avec le développement des méga-bases, la pression d’adultes nés de don de gamète pour la levée de l’anonymat est forte et va dans le sens de la reconnaissance de l’importance de la référence biologique.

QUELS SONT LES ARGUMENTS AVANCÉS ?
Le lien biologique ne serait pas celui qui prime, ce serait celui de la parentalité « d’intention ». En conservant le principe d’anonymat pour les donneurs de gamètes et en protégeant ainsi ces donneurs, on soutient la dynamique de « recrutement » du nombre de donneurs. Il serait important de continuer à satisfaire la demande actuelle de gamètes… et d’anticiper aussi l’augmentation de la demande.

QUELS SONT LES PRINCIPAUX ENJEUX ÉTHIQUES ?

- Source d’injustice pour certains enfants : la PMA avec donneur de gamètes fragmente la filiation de l’enfant. L’un des parents reste extérieur à son engendrement. La connaissance de l’identité biologique du donneur de gamètes n’effacera pas le préjudice subi mais permettra à l’enfant devenu adulte de connaître son père ou sa mère biologique.

- L’importance de la référence biologique : le lien génétique n’est pas secondaire. Il n’est pas indifférent d’être issu d’un tel ou d’un autre. Cette importance a souvent été reconnue (ex. : un préjudice est reconnu aux couples qui subissent une erreur de l’hôpital dans l’utilisation de gamètes ou l’attribution d’embryons dans le cas d’une PMA).

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