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À écouter : Les œuvres de miséricorde corporelles : faim, soif, vêtement et abri

« Il est clair que devant l’affamé, l’assoiffé, le déguenillé ou le sans abri, celui qui veut le soulager n’est pas invité à faire une libéralité, s’il se sent d’humeur généreuse, mais il est devant un devoir de justice. “Quand nous donnons aux pauvres les choses indispensables, dit Saint Grégoire, nous ne leur faisons point de largesses personnelles, mais nous leur rendons ce qui est à eux” ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

À écouter : Les œuvres de miséricorde corporelle : faim, soif, vêtement et abri

Il est clair que devant l’affamé, l’assoiffé, le déguenillé ou le sans abri, celui qui veut le soulager n’est pas invité à faire une libéralité, s’il se sent d’humeur généreuse, mais il est devant un devoir de justice. « Quand nous donnons aux pauvres les choses indispensables, dit Saint Grégoire, nous ne leur faisons point de largesses personnelles, mais nous leur rendons ce qui est à eux ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

Dans le document qui promulgue l’année sainte de la miséricorde, le pape écrit : « j’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. »
Commençons par les 4 premières œuvres de miséricorde corporelles : Donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, recueillir les étrangers. Ces 4 œuvres constituent la réponse directe à la pauvreté matérielle fondamentale : ne pas avoir à manger et à boire, manquer de vêtements et d’un toit.

Dans l’Ancien Testament une série de prescriptions visent à mettre en pratique la sollicitude de Dieu envers ceux qui n’ont rien : droit de grappiller et de glaner, droit de reprendre son manteau laissé en gage, versement de la dîme en faveur des étrangers des orphelins et des veuves.

Dans l’Évangile, Jésus va jusqu’à s’identifier à ceux qui sont plongés dans le dénuement et le manque des besoins vitaux.
Il est clair que devant l’affamé, l’assoiffé, le déguenillé ou le sans abri, celui qui veut le soulager n’est pas invité à faire une libéralité, s’il se sent d’humeur généreuse, mais il est devant un devoir de justice. « Quand nous donnons aux pauvres les choses indispensables, dit Saint Grégoire, nous ne leur faisons point de largesses personnelles, mais nous leur rendons ce qui est à eux ».
Comment pouvons-nous remplir concrètement ce devoir aujourd’hui ?

De 3 manières :
-  Un mode direct et personnel : donner un sandwich, une bouteille d’eau ou un vêtement au SDF qui en a besoin ou le réclame.

-  Un mode communautaire et ecclésial : rejoindre ou soutenir les groupes, paroisses et associations qui s’occupent des personnes en grande précarité.

-  Un mode sociétal et citoyen : agir pour que les organisations publiques mettent en place pour les plus démunis des moyens d’accès aux besoins fondamentaux en nourriture, vêtement et abri.
Tant de non-croyants se dépensent pour donner à manger à ceux qui ont faim et pour héberger des migrants. Et nous qui savons que dans le SDF ou le migrant, c’est Jésus lui-même qui attend d’être nourri, abreuvé, vêtu et abrité… Comment ne pas nous mobiliser pour lui ?

Chronique de Mgr Denis Jachiet

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