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À écouter : Les œuvres de miséricorde spirituelle : soulager

« Le Saint-Père nous a rappelé les sept œuvres de miséricorde spirituelle. Parmi elles, quatre consistent essentiellement à soulager le frère : consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter les personnes ennuyeuses et intercéder pour les vivants et les morts. ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

À écouter : Les œuvres de miséricorde spirituelle : soulager

« Le Saint-Père nous a rappelé les sept œuvres de miséricorde spirituelle. Parmi elles, quatre consistent essentiellement à soulager le frère : consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter les personnes ennuyeuses et intercéder pour les vivants et les morts. ». Une chronique de Mgr Denis Jachiet, vicaire général.

Le Saint-Père nous a rappelé les sept œuvres de miséricorde spirituelle. Parmi elles, quatre consistent essentiellement à soulager le frère : consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter les personnes ennuyeuses et intercéder pour les vivants et les morts. Mettons chacune de ces œuvres de miséricorde spirituelle en vis-à-vis d’une œuvre de miséricorde corporelle.

Consoler une personne affligée c’est comme accueillir un étranger. On ne se contente pas de bonnes paroles mais on agit pour lui donner un foyer. A celui que l’on veut consoler, on offre une présence et une protection qui lui donne les moyens de se reconstruire.

Pardonner les offenses c’est comme vêtir ceux qui sont nus. Pardonner le mal qu’on a pu subir, c’est accueillir la demande de pardon de celui qui est honteux et désolé du mal qu’il a fait. On pense à la personne dévêtue à qui on va rendre sa dignité et sa liberté en lui offrant des vêtements. Le pardon, c’est le beau vêtement dont le Père revêt son fils prodigue revenu à la vie.

Supporter les personnes ennuyeuses c’est comme visiter les prisonniers. Nous savons tous que supporter les gens pénibles, c’est une épreuve de patience et de charité dans laquelle on touche inéluctablement ses propres limites ! Si nous regardions cet effort comme une visite faite à un prisonnier ? Ce qui rend quelqu’un ennuyeux, désagréable ou agressif, n’est-ce pas la prison dans laquelle il se trouve enfermé ? N’avons-nous pas intérêt pour l’approcher et le supporter à regarder ce qui le tient captif en lui-même, à compatir à son mal ? Ne faut-il pas se rappeler que nos efforts, même s’ils ne sont pas reconnus, seront toujours pour cette personne une fenêtre qui s’ouvre dans son cachot intérieur ?

Enfin intercéder c’est comme ensevelir les morts. Prier le Seigneur pour les vivants comme pour les morts, c’est la mission d’intercession de tous les croyants. Par définition ceux qui sont morts ne peuvent plus rien pour leur ensevelissement. Eh bien ceux qui manquent de foi se sentent impuissants, comme morts, pour demander les secours du Seigneur. Intercéder avec foi et persévérance, c’est venir en aide spirituellement à tant de frères humains. C’est secourir tous ceux qui mettent leur espoir en la seule miséricorde de Dieu relayée par la prière de leurs frères.

Chronique de Mgr Denis Jachiet

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