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« Si je n’ai pas la charité » : chronique hebdo #26 de Mgr de Sinety

« Notre responsabilité n’est pas de trouver d’abord des remèdes à la misère du monde, c’est de révéler au pauvre l’Amour de Dieu, en le regardant comme un frère et en laissant, à travers lui, le Seigneur me regarder ainsi. » Mgr Benoist de Sinety est vicaire général du diocèse de Paris.

« Si je n’ai pas la charité » : chronique hebdo #26 de Mgr de Sinety

Elle s’appelle Ruth, elle vient de la région de Moab là où il y a plusieurs milliers d’années après qu’une famine se soit abattue dans le pays d’Israël, un homme de Bethléem et son épouse ainsi que leur fils émigrèrent.

Ruth donna son nom à un livre de la Bible. Livre que je vous invite à relire ! Elle finit par épouser un certain Boaz parents de sa belle-famille auprès duquel elle venait mendier de quoi manger. Lorsque les travailleurs labouraient ses champs, Boaz autorisait Ruth à ramasser ce qui tombait. Cela vous rappelle peut-être l’histoire d’une vieille femme de l’Évangile qui parlait de ramasser les miettes qui tombent de la table… Mais cela n’est pas mon propos aujourd’hui : je souhaite vous parler d’une association, créée il y a 15 ans, dont les locaux sont situés dans le XXe arrondissement, rue du retrait. Cette association a pour particularité d’avoir été créée par des religieuses de 23 congrégations différentes. Elles ont appelé plusieurs laïques qui désormais travaillent à leurs côtés. Elles accueillent, écoutent, et aident des femmes à trouver un logement. Ces femmes aujourd’hui viennent principalement d’Afrique et du Tibet… L’association s’appelle « les champs de Booz ». Elle a pour objet de nous aider à regarder ces femmes qui ramassent les miettes que nous laissons tomber de nos tables, les épis de blé qui tombent du surplus de nos récoltes. Bien sûr quelques dizaines de femmes accompagnées et quelques dizaines de logement trouvés tout cela peut paraître dérisoire face aux pauvretés dont nous sommes entourées.
Mais notre responsabilité n’est pas de trouver d’abord des remèdes à la misère du monde, c’est de révéler au pauvre l’Amour de Dieu, en le regardant comme un frère et en laissant, à travers lui, le Seigneur me regarder ainsi.

Oui, la charité est vivante à Paris ! Et nous en sommes les témoins !

Chroniques « Si je n’ai pas la charité » de Mgr Benoît de Sinety

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