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« Si je n’ai pas la charité » : chronique hebdo #27 de Mgr de Sinety

« Un jour qu’il le visitait, un ancien camarade de régiment raconte alors qu’ils discutaient ensemble, Jean Merlin vit, par la fenêtre ouverte un pauvre qui passait. Il s’excusa, un peu confus, auprès de son camarade : il fallait qu’il sorte immédiatement, afin de rejoindre ce pauvre car disait-il " c’est le Seigneur qui passe ". » Mgr Benoist de Sinety est vicaire général du diocèse de Paris.

« Si je n’ai pas la charité » : chronique hebdo #27 de Mgr de Sinety

Jean Merlin habitait dans le 18e arrondissement, du côté de la rue des poissonniers, il était né en 1931 à Grenoble après la guerre d’Algérie, il s’installe à Paris et rentre au bureau de l’aide sociale du 18ème. Il y travaillera jusqu’à sa mort. Il a été ordonné diacre en 1980 pour vivre le ministère de la charité, de la prière et de la Parole avec sa paroisse Notre-Dame de Clignancourt.

Il donnait tout. Un jour en se rasant devant sa fenêtre, il voit dans la rue un homme qui titube. Il descend, le relève, le conduit au restaurant le plus proche et lui offre un petit déjeuner royal. Un autre jour une femme, sans rien réclamer, lui parle de sa facture d’électricité qui avec des retards de paiement a pris une importance démesurée. Le lendemain il lui envoie toute sa paye du mois. On ne compte plus les actions que cet homme a posé tout au long de sa vie pour soulager, relever, consoler.
Diacre, il ne perdait jamais une occasion dans la prédication de pouvoir rappeler le Christ, Celui au nom duquel il agissait ainsi. Il était maigre, il était pauvre, toujours vêtu des mêmes vêtements. Un jour qu’il le visitait, un ancien camarade de régiment raconte alors qu’ils discutaient ensemble, Jean vit, par la fenêtre ouverte un pauvre qui passait. Il s’excusa, un peu confus, auprès de son camarade : il fallait qu’il sorte immédiatement, afin de rejoindre ce pauvre car disait-il « c’est le Seigneur qui passe ».

Jean est mort le 14 janvier 1994. À la sortie de la messe de ses obsèques, ce sont ses collègues de travail, délégués syndicaux, pauvres du quartier, qui furent les premiers à demander que l’église reconnaisse sa sainteté.

La charité est vivante à Paris ! Nous en sommes les témoins !

Chroniques « Si je n’ai pas la charité » de Mgr Benoît de Sinety

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