Églises ouvertes pour sainte Geneviève

Pour l’Année sainte Geneviève, les églises de Paris ouvrent leurs portes le samedi 25 janvier pour une soirée de rencontres, de prières, de concerts, de conférences.

Infos

Dans toutes les églises de Paris.

Pourquoi des « petits-pains » de sainte Geneviève ?

Vers 480, alors que Lutèce est assiégée et coupée de vivres par le blocus de Childéric, père de Clovis, sainte Geneviève fait affréter par bateaux des convois de blé et de farine pour nourrir les Parisiens. Dans le texte même de la Vita écrit dix-huit ans après la mort de sainte Geneviève, l’hagiographe relate :

« Les meilleures portions allaient à ceux qui avaient le plus souffert de la faim. À tel point que lorsque les jeunes filles (qui étaient ses filles spirituelles et ses collaboratrices) arrivaient au four, elles s’étonnaient de ne pas y trouver une partie du pain qu’elles y avaient déposé. La plus grande partie des miches enfournées avait disparue. Mais le mystère s’éclaircissait lorsqu’elles rencontraient par la ville, de nombreux pauvres emportant leurs pains encore chauds et célébrant la bonté de sainte Geneviève. »

La paroisse Notre-Dame des Victoires à Québec au XVIIIe siècle, alors que la famine frappait s’en est souvenue et invoqua sainte Geneviève de Paris au jour de sa fête liturgique. Chaque année, en signe de partage, des petits pains sont partagés !

De cette manière, s’enracinant dans la vie même et l’histoire de sainte Geneviève et de Lutèce devenue Paris, le diocèse de Paris, pour le jubilé des 1600 ans de la naissance de Geneviève en 2020, souhaite manifester cet élan de charité et de partage.

C’est ainsi qu’au cours de la soirée du 25 janvier 2020, toutes les églises paroissiales proposeront des petits pains, grâce à l’aide offerte par le Syndicat des Boulangers, qu’elles distribueront aux Parisiens.

Textes extraits de la biographie Petite Vie de Sainte Geneviève, écrite par Yvon Aybram et publiée en Artège Poche.

Pourquoi les illuminations ?

Sainte Geneviève avait une vénération toute particulière pour saint Denis, premier évêque de Paris. La sainte faisait de fréquents pèlerinages nocturnes jusqu’à la basilique, souvent dans la nuit du samedi au dimanche, à l’heure des vigiles du jour du Seigneur.

Un jour, par mauvais temps, alors que le chemin était déjà difficile pour Geneviève et les flammes qui l’accompagnaient, un coup de vent éteignit les flammes. Le cierge de Geneviève se ralluma alors sans intervention humaine et les guida jusqu’au terme de leur pèlerinage.

Cet épisode est à l’origine de l’iconographie traditionnelle représentant la sainte avec un cierge allumé dans une main, qui ne s’éteint pas malgré les tentatives du Malin, et un livre dans l’autre main, vraisemblablement une Bible ou un psautier de la prière de l’Église. Elle y chantait peut-être en reprenant le psalmiste : « Tu es la lumière de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit » (Ps 17, 29).
L’interprétation apportée à cet épisode y lit la lumière du cierge du baptême, lumière qui éclaire toute l’existence du croyant quelles que soient les épreuves et les vicissitudes de la vie ; mais également la lumière de la foi qui tient bon malgré les batailles du combat spirituel, l’ange gardien de Geneviève veillant sur elle.

C’est dans cet héritage que s’inscrit la démarche du Diocèse de Paris pour la soirée « Venez et Voyez » du 25 janvier 2020. Les illuminations dans le chœur des églises viendront rappeler et célébrer la foi des Parisiens, tout en se mettant sous le patronage de sainte Geneviève.

Cet événement vous intéresse ? Vous souhaitez être tenu informé des événements du diocèse de Paris ?
Horaire de messes
Faire un don
Trouver ma paroisse