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Chronique introductive de Mgr Renauld de Dinechin

« La culture de l’appel commence par l’estime. C’est un regard d’espérance sur l’autre. C’est voir en l’autre sa meilleure part. Chacun de nous mérite de recevoir un tel regard. C’est un entrainement aussi : porter sur l’autre un regard qui le fait être meilleur. » Écouter la chronique.

Chronique du 3 décembre 2013 de Mgr Renauld de Dinechin

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Chronique introductive "Culure de l’appel"
« As-tu déjà pensé à être prêtre ou religieuse ? » C’est la question que nous avons posée aux collégiens de 13-15 ans lors du Frat de Jambville. « As-tu déjà pensé à être prêtre ou religieuse ? » Sur un échantillonnage de 500 adolescents, ils répondent « OUI » à 50 %. A la question suivante : « y penses-tu encore ? », ils répondent « OUI » à 35%. Savoir qu’un tiers de nos adolescents porte en lui la question d’une vocation consacrée redonne audace à notre parole. Voilà pour briser des clichés qui laissent penser qu’ils sont indifférents. Voilà pour ouvrir notre esprit.

Deuxième témoignage. Comme chaque évêque, je reçois une lettre de la part de tout jeune à qui je vais donner le sacrement de confirmation. Bien sûr, certains expédients les choses en 5 lignes. Mais ils sont nombreux à prendre soin d’une vraie lettre. Ecrite avec cœur pour confier ce qui les fait vivre. Beaucoup parlent de leur famille et confient les joies et les souffrances. Ils parlent de leur relation à Dieu. De leurs expériences spirituelles.

Pour avoir été aumônier de jeunes durant des années, une chose me surprend : ce qu’ils écrivent dans cette lettre, pour une bonne part, ils ne l’ont pas encore dit : ni à leur aumônier, ni à leur catéchiste, ni à leurs parents. C’est un signe très encourageant. Ils écrivent à l’évêque ! Bien qu’ils ne le connaissent pas, ils parlent en confiance et ouvrent leur cœur. Ils se livrent. Contrairement aux clichés qui estiment que les jeunes n’ont pas confiance dans l’institution, ils ont une vraie confiance « en l’Eglise ». Ils ont confiance en leurs éducateurs et leurs prêtres au point que quand ils écrivent à l’évêque qu’ils ne connaissent pas, ils ouvrent leur cœur et parlent de choses personnelles.

La culture de l’appel commence par l’estime. C’est un regard d’espérance sur l’autre. C’est voir en l’autre sa meilleure part. Chacun de nous mérite de recevoir un tel regard. C’est un entrainement aussi : porter sur l’autre un regard qui le fait être meilleur.

Culture de l’appel : Chronique audio de Mgr de Dinechin

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