L’Église
Catholique
À Paris

Témoignage personnel

Rien n’est plus fort et vrai que notre propre témoignage de vie et de foi. Nous sommes tous appelés à annoncer le Christ à notre entourage, à nos voisins à nos amis.

« il s’agit de s’inscrire dans le temps de préparation de Noël pour rappeler l’événement historique qui en est le fondement : la naissance de Jésus à Bethléem. Nous sommes simplement appelés à rendre témoignage ensemble de cet événement fondateur qui a changé l’histoire du monde. »
Cardinal André Vingt-Trois, Forum de Rentrée Avent 2014

Tommaso, 17 ans, lycéen et animateur en aumônerie à l’école internationale bilingue (EIB) invite ses camarades à l’aumônerie ce qui le rend heureux.

« L’année dernière, j’ai parlé de l’aumônerie Pôle jeunes Daubigny à une camarade de promotion et à une amie rencontrée aux JMJ. Comme elles avaient l’air intéressées par nos activités, je leur ai proposé de venir à une prochaine réunion. Elles m’ont ensuite demandé comment elles pouvaient s’inscrire. L’une avait beaucoup de questions sur la foi auxquelles je répondais, mais désormais, c’est l’aumônier qui a pris le relais. L’autre, qui était déjà croyante, est devenue animatrice d’un groupe de lycéens.

Inviter mes camarades à l’aumônerie me rend heureux. Grâce à cela, celle qui s’était éloignée de Dieu a retrouvé le chemin de la foi. Quant à ceux qui croient que l’aumônerie est l’antichambre du sacerdoce, je leur explique qu’elle est plutôt un lieu où des amitiés se construisent, où l’on apprend à vivre sa foi. Quand nous avons une soirée avec un grand témoin, j’essaie d’inviter mes amis. Une ou deux fois, je suis ainsi venu accompagné. » • Par Agnès de Gélis

Extrait de Paris Notre-Dame du 19 juin 2014

Françoise, 59 ans, grand-mère de deux petits-enfants, est catéchiste depuis une douzaine d’années à St-Séverin (5e). Bien que ses propres enfants ne pratiquent plus, elle continue à transmettre sa foi aux jeunes à travers ce service.

« Ce n’est pas parce que je n’ai pas réussi à transmettre parfaitement ma foi au sein de ma famille que cela m’empêche de le faire ailleurs ! En famille, nous faisions chaque jour la prière du soir avec mes trois enfants et ils ont suivi un parcours de foi classique pendant toute leur jeunesse. Mais aujourd’hui, ils ne la pratiquent plus. Mon aînée tarde à faire baptiser son deuxième enfant qui a deux ans. Je me dis que j’ai peut-être raté quelque chose avec mon mari en termes d’éducation, mais bien que nous ayons fait de notre mieux, nous ne sommes pas maîtres de tout.

Je suis confiante, je sais que le Seigneur fera le reste. Mon mari s’est converti au bout de plusieurs années de mariage grâce à une rencontre avec la communauté du Verbe de Vie. Pourquoi pas mes enfants, un jour ? J’apprécie toujours de répondre aux questions de mon petit-fils de 7 ans, que je garde les mercredis, et qui s’interroge beaucoup sur la vie. Je l’emmène à Montmartre et lis avec lui La Bible d’une grand-mère. J’ai aussi emmené pour la première fois ma petite-fille à la messe. Elle semblait fascinée par tout ce qu’il s’y passait.

Ma foi, je la transmets aussi au catéchisme : c’est un appel que j’ai reçu quand j’ai commencé à être maman. L’idée m’est sans doute venue parce que ma mère elle-même faisait le catéchisme dans sa paroisse. Cependant, bien qu’ayant ce désir au fond de moi, il a fallu qu’un vicaire me propose de renforcer l’équipe des catéchistes pour que je fasse le pas. Comme je ne m’en sentais pas vraiment capable, j’ai décidé de suivre, parallèlement, des cours à l’École Cathédrale pendant huit ans. Cette mission que j’ai reçue montre combien le Seigneur nous appelle tous, quelle que soit notre situation. » • Propos recueillis par Agnès de Gélis

Extrait de Paris Notre-Dame du 6 février 2014

Claire, paroissienne de St-Denys de la Chapelle (18e), est infirmière libérale. Appelée à se mettre au service de ses frères, dans son métier et dans la communauté chrétienne, elle incite son entourage à la rejoindre dans son engagement.

« Je me suis lancée dans des études d’infirmière par hasard, sur les conseils d’une voisine. C’est là que j’ai rencontré une franciscaine qui m’a beaucoup aidée au cours de ma formation et avec qui je pouvais parler de Dieu, car ce n’était pas le cas à la maison. J’ai remis les pieds à l’église grâce à mes patients : une première fois pour aider une personne tétraplégique à aller à la messe. Une deuxième fois après la mort d’un autre patient, qui m’a bouleversée. J’ai alors rencontré le curé de St-Denys de la Chapelle qui m’a proposé de suivre le parcours Alpha. Je l’ai fait et cela a vraiment changé ma vie.

Depuis, curieusement, des patients se sont mis à me parler de Dieu et j’ai plusieurs fois appelé notre curé actuel, pour qu’il aille à leur chevet leur apporter une parole de réconfort. En parallèle, j’ai poursuivi le parcours Alpha en 2013 en tant qu’animatrice, mais le résultat fut moyen : je ne me sentais pas appelée à poursuivre cet engagement. Mon désir de partager ma foi s’orientait plutôt vers les personnes démunies. Tous les jours, je croisais des gens de la rue avec lesquels j’aimais échanger. J’ai notamment découvert un garçon capable de réciter n’importe quel passage de la Bible, mais sans en comprendre le sens profond. Je l’ai invité au parcours Alpha, et j’ai l’impression que cela lui fait du bien car il se remet à chercher du travail. J’ai rencontré une autre personne ayant perdu la foi, et j’ai demandé au curé qu’il la reçoive.

Puis, comme je pensais qu’on pouvait faire quelque chose pour ces personnes, j’ai souhaité qu’on organise un repas avec elles à la paroisse tous les mois. J’ai parlé de cette idée au curé et autour de moi. Aujourd’hui, une équipe est en train de se monter grâce au P. Goma. J’ai déjà proposé à mon petit frère, non croyant, d’en faire partie et je pense qu’il viendra. J’ai aussi invité un prêtre syrien – qui vient d’arriver ici – à nous rejoindre ! Pour moi, avoir la foi, c’est cela : c’est aller vers les autres. » • Propos recueillis par Agnès de Gélis

Extrait de Paris Notre-Dame du 16 janvier 2014

L’isolement que peuvent ressentir des chrétiens dans leur travail du fait de leur foi est fréquent. C’est le cas de Sophie qui a choisi d’y faire face par la prière.

« Au travail, je fais face à une indifférence totale de la part de mes collègues : la question de la foi chrétienne ne les intéresse pas ou très peu. Pour eux, c’est un choix de ma part, comme j’aurais pu choisir le yoga, l’Islam ou le tricot. D’où un fort sentiment d’isolement : pour moi, Jésus est la Vérité, que j’aimerais pouvoir partager. Pour eux, Jésus est simplement ma vérité.

Pour parer à cette solitude et en sortir une espérance, je prie souvent le chapelet pour mes collègues, en les nommant un par un. C’est là que je réalise l’importance de ma vie de prière quotidienne, de mon engagement – au sein de l’Alliance mariale internationale– et des sacrements, essentiels pour me ressourcer. Prier pour mes collègues me permet de vivre ma foi là où Dieu est oublié, de porter les souffrances de certains, où toute autre forme de solitude que je rencontre au travail. J’en arrive ainsi à inverser l’idée de solitude : ce n’est plus moi qui suis seule, car j’ai Dieu qui est tout.

À moi d’en témoigner le plus simplement possible, en essayant de vivre la charité dans mes relations professionnelles. Je n’hésite pas non plus à dire que je prie, à raconter une retraite faite quelques temps plus tôt…Finalement, je pense que l’attitude joue beaucoup : je suis heureuse de parler de ma foi et cela se voit, puisque certains collègues m’ont fait la remarque que cela me rendait heureuse de vivre. » • Propos recueillis par Laurence Faure

Extrait de Paris Notre-Dame du 12 janvier 2012

Reine, 54 ans, paroissienne de Ste-Claire (19e) et membre du groupe mission ouvrière à St-Laurent (10e) trouve la force dans son travail de rester disponible pour écouter les personnes qui ont besoin de se confier.

« Je suis gardienne d’immeuble dans le 19e arrondissement. Personne ne voulait occuper ce poste, à cause du climat de violence, du trafic de drogues et à cause des jeunes turbulents et souvent violents qui passaient leurs journées dans cette résidence.

Lorsque j’y suis arrivée, il y a deux ans, pour remplacer le précédent gardien qui était en dépression, le climat était très tendu et les résidents apeurés. Malgré cela, j’ai senti que le Seigneur m’envoyait là en mission. J’ai commencé par demander aux jeunes et aux drogués de ne plus occuper les parties communes de la résidence. Ce fut un vrai combat, mais le Seigneur m’a toujours protégée. Aujourd’hui, l’ambiance est plus paisible et une relation de confiance s’est établie avec les résidents. Même si j’ai beaucoup de travail, j’essaie de rester toujours intérieurement disponible pour écouter les personnes qui ont besoin de se confier.

Pour vivre cette mission dans ce lieu, je puise mes forces dans l’Eucharistie. Chaque jour, je vais à la messe à Ste-Claire (19e). Il est fréquent qu’une parole m’encourage à continuer le combat pour semer l’amour. Dans les 125 logements dont je suis la gardienne, les gens ne connaissent que la pauvreté, la violence et la désespérance. Or la messe me donne la force d’aller leur apporter un peu d’amour. Je viens aussi confier au Seigneur toutes les personnes que j’ai rencontrées. » • Par Bénédicte Hériard

Extrait de Paris Notre-Dame du 22 octobre 2009

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